Muse: Libres penseurs
Christopher Wolstenhome tient à mettre les choses au clair : Muse n’est associé à aucun parti politique. Le bassiste de la formation du Devon, en Angleterre, défend la pièce Uprising, qui se retrouve sur la dernière offrande du groupe, The Resistance.
La chanson a suscité une controverse quand le parti néo-conservateur américain Tea Party l’a adoptée comme hymne non officiel. Certains critiques musicaux ont également dit que la chanson sonnait étrangement comme le titre de Nichelback Burn It To The Ground, avec des harmonies de White Wedding de Billy Idol.
«Nous ne voulons clairement pas être associés à Nickelback. Ça, c’est certain, affirme Christopher Wolstenhome, qui ajoute que le groupe n’est pas assez familier avec ces artistes pour qu’on puisse penser au plagiat. «Nous ne voulons pas non plus être associés à aucun parti politique, assure-t-il. Ce n’est pas quelque chose qui nous intéresse. Nous avons nos propres opinions politiques, et certaines peuvent transparaître dans notre musique. De toute façon, je crois que la plupart des gens comprennent notre message.»
Chose certaine, un album comme The Resistance ne laisse personne indifférent. Le trio, formé de Wolstenhome, du guitariste et chanteur Matthew Bellamy et du batteur Dom Howard, a concocté ce qui pourrait être son album le plus ambitieux en 16 ans de carrière.
Libres créateurs
Sur ce disque, Muse a laissé libre court à sa créativité, ce qui a donné naissance à la portion plus symphonique de l’album, présentée en trois parties, Exogenesis: Symphony. Une pièce presque impossible à faire en show vu le degré de virtuosité qu’elle demande. (Donc, si vous avez acheté des billets pour le show de mercredi au Centre Bell, ne vous attendez pas à l’entendre!)
«Nous pouvons faire la partie 1 sur scène, et les gens l’adorent, mais pour les deux autres parties, il nous faudrait deux camions et trois autobus pour embarquer les musiciens et tout leurs instruments, souligne en riant Wolstenhome. Il y a toujours eu des éléments classiques dans notre musique, et notre défi a toujours été de les incorporer d’une façon ou d’une autre.»
Le côté négatif de mélanger amitié et travail pour les membres de Muse? Trouver la bonne façon de dire à un collègue qu’il n’est pas sur la bonne voie – une situation à laquelle le bassiste a souvent fait face – sans blesser les ego. «On reste professionnel et on dit à notre ami qu’il joue comme de la merde!» confie le bassiste
Muse
Au Centre Bell
Mercredi à 19 h