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La communauté économique appuie Enbridge

Photo: Yves Provencher/Métro

Plusieurs grands acteurs économiques du Québec ont uni leur voix pour soutenir l’inversion du flux du pipeline d’Enbridge afin d’acheminer le pétrole de l’Ouest vers Montréal.

«On ne peut se passer de ce projet très important qui consolidera près de 7 000 emplois», a déclaré mercredi Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat. Ce dernier s’est joint à cinq autres organisations pour lancer la Coalition en appui au projet d’inversion de la Canalisation 9.

Si le flux est inversé, les raffineurs pourront s’approvisionner d’un pétrole produit au pays, qui coûte en moyenne 20 $ de moins que celui provenant de l’étranger, a ajouté Daniel Cloutier, du Syndicat canadien des communications, de l’énergie et du papier «Cela va se traduire en un avantage concurrentiel; plus de productivité, éventuellement plus d’emplois», a-t-il dit.

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Pour sa part, le président de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain, Michel Leblanc, a déploré l’attitude du gouvernement provincial qui s’est engagé à tenir sa propre consultation, malgré que le projet soit sous l’égide fédéral. «Il ne faut surtout pas que cela retarde le projet d’Enbridge qui va permettre de consolider notre économie», a-t-il dit.

Assemblé dans les années 70, le pipeline, aussi appelé ligne 9, coulait naguère de l’Ouest vers l’Est jusqu’à 1990, où il a été inversé en raison du faible coût du pétrole extracôtier. «Le pipeline existe déjà, il achemine déjà du pétrole dans le respect des meilleurs normes environnementales, il n’y a aucune raison de s’y opposer», a tranché M. Leblanc.

Plusieurs représentants de groupes environnementaux ont assisté à la conférence. La porte-parole de Justice climatique Montréal, Shona Watt, a estimé qu’il y a un manque d’inquiétude de la communauté économique quant aux risques liés à l’inversement du flux.

«En cas d’accident, le nettoyage du pétrole issu des sables bitumineux est bien plus difficile que celui du pétrole conventionnel car il contient des substances toxiques qui comportent des risques pour la santé», a ajouté Mme Watt, rappelant que plusieurs déversements ont eu lieu récemment aux États-Unis avec des pipelines dont le flux avait été inversé.

Du côté d’Enbridge, la situation semble sous contrôle : «Nos scénarios d’urgence prennent en compte tous les produits à l’intérieur du pipeline et nous sommes prêts à réagir rapidement» affirme le porte-parole, Eric Prud’homme.

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