Le maire Tremblay furieux contre La Presse
Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, est sorti de ses gonds hier et a accusé La Presse de tenter de discréditer son administration en se basant uniquement sur des «insinuations».
Réagissant à la publication d’un reportage sur l’enquête que mène la Sûreté du Québec (SQ) sur une possible tentative d’extorsion et de corruption en lien avec un contrat pour la réfection de l’hôtel de ville, Gérald Tremblay a reproché à La Presse de se servir de son nom pour vendre ses journaux.
«C’est sûr que cette histoire va faire vendre des copies, a-t-il déclaré dans un point de presse qui s’est transformé en sortie en règle contre le quotidien. Mais ça ne réglera pas les problèmes qui affligent l’industrie de la construction.»
Reportage nuisible?
M. Tremblay a indiqué avoir communiqué avec l’éditeur de La Presse, Guy Crevier, il y a trois jours afin d’empêcher la publication du reportage. Selon le maire, les articles rédigés par les journalistes André Noël et Denis Lessard pourraient nuire à l’enquête policière.
«Le maire devrait savoir que notre travail, c’est de sortir la nouvelle, a répliqué André Noël. Je crois que l’enquête de la SQ est une nouvelle. On ne va pas commencer à cacher des nouvelles pour son bénéfice.»
Agenda caché
Gérald Tremblay a également accusé La Presse de mener une campagne de salissage contre lui.
«Si vous avez un agenda caché, dites-le», a-t-il lancé en fixant les journalistes André Noël et Michèle Ouimet.
Sa colère était telle que le maire a par la suite refusé de répondre à une question de Mme Ouimet.