Marché immobilier du Québec — Juillet 2026
Le marché immobilier québécois amorce la saison estivale en demi-teinte : en juillet 2026, les ventes résidentielles reculent de 6% par rapport à la même période l’an dernier, avec 7 407 transactions conclues à l’échelle de la province. Si l’activité ralentit, les prix des maisons unifamiliales et des plex continuent pourtant de grimper, signe que la demande reste bien présente malgré un contexte plus hésitant. Le marché se stabilise après plusieurs mois de turbulences, mais les acheteurs reprennent peu à peu le dessus face à une offre en hausse.
Métriques clés505 000$ prix médian maison 396 504$ prix médian condo 690 000$ prix médian plex 41 jours délai moyen | À retenirPlex résistant — Le prix médian des plex bondit de +8% à 690 000$, meilleure performance tous types confondus. Condos fragilisés — Les ventes de copropriétés chutent de 16% avec 52 jours moyens sur le marché. Offre abondante — Les inscriptions en vigueur atteignent 41 166 unités, en hausse de 19% annuellement. Plex vélocité — Les plex se vendent en seulement 41 jours, en amélioration de 14 jours sur un an. |
Les ventes résidentielles
En juillet 2026, les 7 407 ventes enregistrées dans la province reflètent un net ralentissement saisonnier combiné à une pression baissière annuelle. Les maisons unifamiliales tirent relativement bien leur épingle du jeu avec 5 141 transactions, soit seulement 1% de moins qu’en juillet 2025. Le segment des copropriétés accuse en revanche un repli beaucoup plus marqué, avec 1 580 ventes en baisse de 16%, tandis que les plex — au nombre de 663 — enregistrent eux aussi un recul important de 17% sur un an.
Évolution des prix
Malgré le tassement des volumes, les prix médians restent bien orientés pour deux catégories sur trois. L’unifamiliale se maintient à 505 000$, en hausse de 3% par rapport à juillet 2025, tandis que le plex affiche une progression notable de 8% pour atteindre un prix médian de 690 000$. La copropriété fait figure d’exception avec un prix médian de 396 504$, en légère baisse de 1% sur un an, ce qui pourrait représenter une fenêtre d’opportunité pour les acheteurs d’un premier logement.
Offre sur le marché
L’inventaire disponible demeure considérable avec 41 166 inscriptions en vigueur à la fin juillet, alimentées par 11 303 nouvelles inscriptions au cours du mois. Ce niveau d’offre, bien que légèrement inférieur au sommet de 42 679 atteint en juin 2026, continue de donner plus de latitude aux acheteurs dans leurs négociations. Les délais de vente s’allongent en conséquence : les unifamiliales prennent en moyenne 41 jours à trouver preneur (soit un jour de plus qu’il y a un an), tandis que les condos nécessitent désormais 52 jours sur le marché, en hausse de 4 jours sur un an.
Marché immobilier — Province de Québec
En perspective
En regardant les 12 derniers mois, la trajectoire du marché québécois dessine une courbe en cloche : après un pic d’activité en octobre 2025 (8 577 ventes, +8%) et un second souffle en mars 2026 (10 007 ventes), la machine a progressivement décéléré au fil du printemps et de l’été 2026. Le prix médian de l’unifamiliale a quant à lui connu son sommet en avril 2026 à 527 000$, avant de redescendre à 505 000$ en juillet, soit tout de même 15 000$ de plus qu’en août 2025. Cette consolidation après une période d’effervescence suggère un marché qui cherche son nouvel équilibre plutôt qu’un véritable décrochage.
Le marché immobilier québécois de l’été 2026 envoie un message nuancé : la résistance des prix de l’unifamiliale et des plex témoigne d’une demande fondamentale intacte, mais le recul des volumes et l’allongement des délais indiquent que les acheteurs prennent le temps de magasiner dans un contexte d’offre plus abondante. Pour les vendeurs, fixer un prix réaliste dès le départ devient plus crucial que jamais. Pour les acheteurs, ce rééquilibrage progressif représente une occasion de négocier dans des conditions moins frénétiques qu’aux années précédentes.
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