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Chirurgies esthétiques dans des cliniques privées: Plaidoyer pour des normes de sécurité plus strictes

Les parents éplorés d’une jeune femme décédée en 2008 à la suite de complications survenues au terme d’une chirurgie esthétique ont livré, mercredi, par l’entremise de leur avocat, un vibrant plaidoyer en faveur du resserrement des normes de sécurité dans les cliniques privées.

Toujours très ébranlés par les événements qui ont coûté la vie à leur fille, Valérie, en mai 2008, Danielle Roy et Gérard Castonguay ont appelé le Collège des médecins, l’Ordre des infirmières et l’Ordre des inhalothérapeutes à inspecter plus régulièrement les cliniques privées qui pratiquent des chirurgies esthétiques sous anesthésie générale et à s’assurer que les normes d’organisation, d’équipement et de formation du personnel soient respectées.

«Cette mort était évitable, a noté l’avocat Jean-Pierre Ménard, qui représente la famille Castonguay. Ce qui est arrivé n’est pas acceptable. Bien que certaines cliniques fassent preuve de rigueur, d’autres prennent des risques avec leurs patients. Il est temps d’imposer des standards de qualité stricts pour toutes les cliniques.» Me Ménard a, par ailleurs, fait part de son intention de poursuivre la Clinique René Crépeau, où est décédée Valérie Castonguay. Le montant de la poursuite n’a pas été précisé.

Les cliniques sous surveillance
Le ministère de la Santé et des Services Sociaux (MSSS) a adopté, en décembre 2006, le projet de loi 33, qui modifiait la Loi sur les services de santé et les services sociaux. Cette refonte a notamment créé un nouvel encadrement juridique pour les cliniques privées où des soins nécessitant une anesthésie générale sont prodigués.

Ces cliniques doivent obtenir, d’ici le 30 mars, un permis de centre médical spécialisé afin de poursuivre leur pratique. De nombreux critères, établis en collaboration avec le Collège des médecins, doivent être respectés afin d’obtenir l’accréditation. Une visite d’appréciation est aussi prévue, afin de permettre au ministère de s’assurer du respect des normes établies.

«Ce nouvel encadrement vise à assurer des services médicaux de qualité, a indiqué Dominique Breton, porte-parole du MSSS. Les demandes faites ce matin [par la famille Castonguay] ont déjà été entendues.» Une trentaine de cliniques du Québec devront se plier à ces exigences. Déjà, 29 d’entre elles ont obtenu le permis de centre médical spécialisé, selon Mme Breton.

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