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The Heat: les deux font la paire

Photo: 20th century fox
Matt Prigge - Metro World News

Sandra Bullock et Melissa McCarthy sont le duo d’enfer du film The Heat, maintenant disponible en DVD.

Sandra Bullock ne le cache pas : la plus belle histoire d’amour qu’elle ait connue au cinéma n’est pas celle de While You Were Sleeping, pas plus que celle de Hope Floats ni même celle d’All About Steve. C’est plutôt celle de la comédie d’action The Heat (Un duo d’enfer), film dans lequel l’objet de son affection est joué par Melissa McCarthy.

«Je pense qu’au final, c’est une très mignonne histoire d’amour, affirme Bullock. Tous les films sont des histoires d’amour, et celle-ci est une histoire d’amitié racontée d’une façon comique.»

Ce qui s’est passé à l’écran s’est aussi produit dans la vraie vie. «Nous nous sommes immédiatement bien entendues, explique McCarthy. Nous avons un humour semblable. Nous pensons de la même manière et avons le même genre de passe-temps un peu étranges. Nous avons aussi créé des liens parce que nous avons des enfants du même âge environ. Nous nous entendions tellement bien que ça m’a aidée à me sentir moins coupable de lui dire des choses horribles dans le film.»

«Le secret, c’était de rester saoules tout le long du tournage, poursuit l’actrice en blaguant. La compagnie de l’autre ne nous plaisait pas autant quand nous étions sobres!»

Dans The Heat, Bullock débarque sur le territoire de McCarthy – le monde d’obscénité et d’improvisation qu’ont fait naître les films de Judd Apatow. Quelque chose de nouveau pour Sandra Bullock, encore aujourd’hui plutôt habituée aux comédies romantiques traditionnelles. «On a le droit de virer une scène à l’envers et de faire des trucs fous, dit-elle à propos de cette version plus propice à l’improvisation de la comédie. Mais il faut demeurer à l’intérieur des paramètres de son personnage. On ne peut pas simplement gruger le décor parce qu’on pense être drôle. Parce qu’on pense tout le temps être drôle!»

Même McCarthy s’est retrouvée en terrain inconnu tant elle devait pousser de jurons. Le réalisateur Paul Feig, avec qui elle a travaillé dans Bridesmaids, la poussait constamment à jurer encore plus que d’habitude. «Si je prononçait le mot en f— trois fois, ou un beau chapelet d’obscénités, Paul me criait d’en rajouter, se souvient-elle. J’ai fini par dire : “Je crois que je suis à court!”(À noter : le «mot en f—» est prononcé 190 fois dans le film.)

Quelques-uns de ses jurons étaient naturels, toutefois, notamment dans la scène où elle rampe à travers les fenêtres de plusieurs voitures de police dans un petit stationnement. «Dans cette scène en particulier, la plupart de mes gros mots sont très ressentis, révèle l’actrice. Chaque fois que je tombais et me cognais le genou. Je ne jouais pas!» Ne pas faire de comédie verbale était soulageant pour McCarthy, avoue-t-elle. «J’ai toujours aimé montrer que je peux être très physique. Je trouve ça amusant – jusqu’au lendemain, quand je prie pour un chiro…»

The Heat est l’un des seuls gros films hollywoodiens mettant en vedette deux femmes depuis Bridesmaids il y a deux ans. Ce qui pose la question : pourquoi n’y a-t-il pas plus de films visant un public féminin, surtout quand, comme The Heat, ils rapportent de l’argent?

«Quand c’est drôle, c’est drôle, et ça n’a pas d’importance qui tient le rôle principal, croit McCarthy. Mais au cours des cinq prochaines années, vous verrez plus de films dont les femmes tiennent les rôles principaux. On peut espérer que cette idée ridicule selon laquelle les femmes ne peuvent pas être drôles est en train d’être anéantie.»

[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=t_YOzpisYMc&w=640&h=360]
The Heat
Présentement en DVD

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