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Les gardiens de sécurité mieux encadrés

La Loi sur la sécurité privée, qui vient mettre à jour une loi datant de 1962, est entrée en vigueur aujourd’hui.

Cette nouvelle législation vise à mieux définir le métier de gardien de sécurité et à mieux encadrer ceux qui le pratiquent. Alors qu’autrefois seuls les employés d’agence de sécurité et les détectives privés étaient tenus de respecter la loi, près de 40 000 personnes – des agents de sécurité, des portiers, des installateurs de systèmes d’alarme, des conseillers en sécurité, des convoyeurs de valeurs – y sont aujourd’hui assujetties.

Tous les travailleurs qui sont concernés par la nouvelle loi devront obtenir, d’ici six mois, un permis du Bureau de la sécurité privée afin d’exercer leur métier. Pour ce faire, ils devront prouver qu’ils ne possèdent pas d’antécédents criminels et qu’ils ont suffisamment d’expérience.

Fait intéressant, la loi stipule qu’«un titulaire de permis ne peut occuper un emploi incompatible avec l’activité de sécurité privée pour laquelle un permis lui a été délivré, notamment tout emploi au sein d’un corps de police».

Ainsi, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) ne pourrait plus offrir de services additionnels pour, par exemple, gérer la circulation, escorter des gens ou surveiller des commerces. Selon les chiffres obtenus par La Presse, la commercialisation des services rapportait quelque 4 M$ par année au SPVM.

Le Service de police étudierait présentement le texte de loi afin de vérifier s’il devra corriger certaines de ses façons de faire.

La loi sur la sécurité privée avait été adoptée par Québec il y a quatre ans, mais n’est entrée en vigueur qu’hier.

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