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Tu lisais Kundera.

Tu es montée à Charlevoix et tu es descendue à Lionel-Groulx. De passage sur la ligne verte, tu étais anonymement debout parmi la masse et mon regard est tombé sur toi. D’une main, tu tenais « La vie est ailleurs » de Kundera. De l’autre, tu agitais tes longs cheveux blonds. J’étais absorbé par ton regard furtif et délicat, mais complètement charmé par tes lèvres que tu mordillais timidement. Trop rapidement, tu es sortie et je n’ai vu qu’une vague silhouette se profiler vers Côte-Vertu. Merci pour cet éclat de bonheur sur matin de semaine.

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