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Petit pot, bel onguent

On oublie parfois l’existance de son coeur, cet organe silencieux et automatique. Quand je te vois, le mien se réveille, et j’en sens les batements jusque dans mes oreilles. Tu es d’origine asiatique, probablement Laotien. On échange des regards sur la ligne orange en se rendant au travail chaque matin vers 9 h 30. Tu portes un manteau ample et une barbichette. Ta nouvelle coupe de cheveux te va à ravir, et j’ai l’impression que tu ferais un bon père. Je suis la petite rousse qui traverse le wagon pour s’asseoir devant toi. Bientôt j’exercerai mon droit de vote, mais j’aimerais plutôt te revoir et exercer mon droit à l’amour.

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