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Les Chrysalides

Le soir où ma vie s’émerveilla
Fût le soir où tu m’as traversée
Ce soir même ou tu m’as étrangement soudée
à la tienne.
Il a de ces histoires qui commencent de la sorte et d’autres qui se passent de mots.
J’imagine bien, t’imagines mieux.
Nous imageons le moins que parfait, comme un fluide instable et délicat.
Comme ces tuiles de graie que l’on place en château fort fragile.
D’un non-dit, d’actes jumellés, de copies de l’autre,
Ne voyant vraiment pas comment me déclarer, je me plongeai dans l’observation de mes mégots disposés en pyramide dans le cendrier.
Brûlées une à une, prescrites, fumantes.
Elle est tout et à la fois indescrptible. Or d’autant qu’on le sache, on ne peut la quitter sans une basse dépression.
Ainsi, elle nous prend la nuque d’une seule bouche.
Elle emplit la pièce de son tout-senti et j’en frémis encore.
Nous lui vouons respect de par sa chair sensible, son nuage de gris par tant de pluie tombé sur ses joues.
Les gongs sonnent, les mains ne se touchent.
Une bouffée de magie fraiche,
Préalable pour le geste de soi, les restes de vous.
La ville se couche à l’ouest au dessus de nous et de notre pouls saillant et prompt,
On se jauge pour se pousser au loin, pour s’êtres encrés de désires et se féliciter d’avoir su que ce n’était pas pour nous.
D’avoir été riche d’esprit et d’audace, d’avoir pu comprendre comment et pourquoi il ne fallait pas.
De t’avoir respiré un instant à contre vent.
D’avoir eu la chance d’imaginer être ton aimant, ton guignol.

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