Transferts en santé: les provinces s'adapteront
OTTAWA – Les provinces et territoires sont prêtes à combler le vide laissé par le gouvernement fédéral en matière de financement des soins de santé, soutient le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall.
Il faudra que les premiers ministres partagent leurs meilleures idées afin d’améliorer les soins de santé et économiser de l’argent, et qu’ils développent ensuite une vision commune sur l’avenir du système de santé canadien, a affirmé M. Wall lors d’une entrevue accordée en marge d’un colloque national sur les soins de santé qui avait lieu mercredi à Montebello, en Outaouais.
En décembre dernier, le gouvernement fédéral avait pris de court les premiers ministres provinciaux et territoriaux en décrétant unilatéralement l’implantation prochaine d’un nouveau système de calcul des transferts fédéraux en santé pour les 10 prochaines années.
Ce plan dévoilé par le ministre des Finances, Jim Flaherty, consiste à plafonner d’ici 2018 les investissements en santé au niveau de la croissance du PIB, qui dépasse à peine les 4,0 pour cent présentement. Le ministre a déclaré que d’ici là, les paiements de transfert en santé continueraient à atteindre le taux de croissance actuel, qui est de 6,0 pour cent.
Les premiers ministres provinciaux et territoriaux s’étaient montrés particulièrement mécontents de l’absence de tout financement spécial pour les coûts importants liés au vieillissement de la population.
Certains craignent que la qualité du système de santé canadien pourrait souffrir des tentatives provinciales et territoriales d’équilibrer les budgets et de diminuer les dépenses, ce qui pourrait mener à toute une variété de systèmes combinant financements public et privé à travers le pays.
Mais selon le premier ministre de la Saskatchewan, la nouvelle approche d’Ottawa est le plus récent signal d’une dévolution des pouvoirs du fédéral vers les provinces et territoires. Et ceux-ci sont prêts à relever le défi, a plaidé M. Wall.