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Réouverture du programme d'immigration des Afghans

Stephanie Levitz - La Presse Canadienne

OTTAWA – Des dizaines d’interprètes qui ont travaillé pour le Canada lors de la guerre en Afghanistan mais qui se sont ensuite heurtés à un mur en tentant d’immigrer ici peuvent finalement venir s’établir au pays.

Plus de 500 personnes ont déposé leur candidature pour le programme spécial mis sur pied en 2009 par le ministre de l’Immigration, Jason Kenney, afin de reconnaître les «Afghans qui courent des risques personnels extraordinaires en lien avec leur soutien de la mission canadienne à Kandahar».

Deux tiers de ces personnes avaient toutefois été refoulées lorsque le programme a pris fin, en septembre dernier, parce qu’ils ne répondaient pas aux critères d’admission, selon le gouvernement. Ottawa a maintenant assoupli les règles, expliquant qu’elles étaient trop restrictives.

Des milliers de jeunes Afghans ont trouvé un travail auprès des forces occidentales pendant la guerre, malgré le fait que cela équivalait pour ainsi dire à se faire peindre une cible dans le dos. Pour entrer au Canada, toutefois, ils devaient prouver que leur vie avait été mise en danger, et plusieurs se sont fait dire que leur demande n’était pas recevable.

Désormais, ceux dont le dossier fait l’objet d’une révision ont appris qu’ils n’avaient besoin que d’une lettre de recommandation d’un soldat canadien ou d’un responsable gouvernemental.

L’autre exigence du programme était la nécessité d’avoir été employé pendant 12 mois entre l’automne 2007 et 2011. Cette règle exclut certains interprètes qui ont travaillé au coeur des combats les plus intenses, mais cette condition demeure en vigueur.

Des responsables de Citoyenneté et Immigration Canada n’ont pas voulu donner le nombre exact de dossiers réévalués, parlant de dizaines de cas mais moins de 100.

Le gouvernement s’attend à ce que plus de 500 Afghans, des interprètes et leur famille puissent s’installer au Canada d’ici la fin du processus de révision.

Il aura fallu plus d’un an, après le début du programme, pour que 30 premiers Afghans arrivent au pays.

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