Le Canada termine en tête de son groupe
MONTRÉAL – L’équipe canadienne de soccer féminin pourra rentrer chez elle avec la conscience tranquille.
Le Canada a accompli sa première mission à la Coupe du monde féminine de soccer puisque un verdict nul de 1-1 face aux Pays-Bas, lundi au Stade olympique, fut suffisant pour terminer au sommet du groupe A.
La troupe de l’entraîneur John Herdman affrontera donc en ronde des 16 une des équipes de troisièmes places repêchées. Ce match aura lieu dimanche à Vancouver, là où se situe le centre d’entraînement de l’équipe.
«C’était l’objectif de gagner notre groupe afin de rester dans l’Ouest», a dit Herdman en faisant référence au fait que le Canada ne jouera maintenant qu’à Vancouver ou Edmonton lors du reste de son parcours.
«Beaucoup de filles considèrent Vancouver comme leur maison. Ça fait deux ans que nous nous entraînons là-bas. Montréal a été fantastique et le passage ici a été rafraîchissant pour l’équipe. Maintenant, nous rentrons à Vancouver et je suis certain que le BC Place sera plein à craquer.»
Le Canada ne l’a pas eu facile face aux Pays-Bas, qui ont créé l’égalité à la 87e minute, gracieuseté de Kirsten Van de Ven. Cependant, puisque la Chine et la Nouvelle-Zélande ont aussi fait match nul à Winnipeg, 2-2, le Canada a conservé le premier rang du groupe A.
Il a conclu au sommet de son groupe avec cinq points grâce à une victoire et deux verdicts nuls. La Chine suit avec quatre points, tout comme les Pays-Bas, qui n’ont toutefois pas l’avantage au bris d’égalité. Les Pays-Bas auront donc peut-être besoin d’aide pour être repêchés vers la ronde des 16. La Nouvelle-Zélande ferme la marche avec deux points.
Ashley Lawrence a marqué son premier but sur la scène internationale pour le Canada, appuyé par 45 420 spectateurs.
La Québécoise Josée Bélanger, de Coaticook, a amorcé la séquence qui a mené au but à la 10e minute en effectuant la remise en touche.
«On le sait que lors des matchs internationaux, beaucoup de buts sont marqués sur des transitions rapides ou des jeux arrêtés, a expliqué Bélanger. On pratique quelques jeux, mais on utilise aussi notre créativité.»
Bélanger est une des trois Québécoises au sein de l’équipe nationale, en compagnie de Rhian Wilkinson, de Pointe-Claire, et Marie-Ève Nault, de Trois-Rivières. Wilkinson a aussi participé au match, elle qui a fait son entrée à la 81e minute.
«Je suis très fière de voir que les Québécois ont répondu à l’appel, a dit Bélanger, qui comptait sur l’appui d’un groupe d’environ 125 parents, amis et jeunes qu’elle a entraînés. Ils nous ont donné l’énergie nécessaire et nous ont transportées. Ils étaient très bruyants et l’expérience a été incroyable.»
La rencontre n’a toutefois pas été parfaite pour les femmes de Herdman. Le Canada a encore une fois été incapable d’inscrire plus d’un but et il aurait pu se retrouver dans une situation délicate si les Pays-Bas avaient été plus opportunistes.
«Quand vous menez 1-0 avec 15 minutes à faire, il faut être capable de fermer les livres, a dit la capitaine Christine Sinclair. Nous avons peut-être été naïves. Il n’y a pas d’excuse pour avoir concédé presque un trois contre un sur le but. Nous devons retenir la leçon. Nous n’aurons peut-être pas autant de chances si nous commettons des erreurs comme celles-là lors des éliminatoires.»
L’équipe canadienne pourra toutefois profiter de quelques jours de repos avant de se retrouver à nouveau dans le feu de l’action.
«Ça va être très utile de pouvoir se reposer un peu, a admis Sinclair. Nous allons pouvoir regarder les autres équipes se rentrer dedans au cours des prochains jours. Pendant ce temps, nous allons rentrer à Vancouver et pouvoir nous habituer au décalage horaire.»