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Reproduire le succès des Sénateurs? Oubliez ça!

Ken Campbell - The Hockey news

Au moment où vous me lirez dans ces pages la semaine prochaine, votre Canadien de Montréal sera probablement officiellement éliminé des séries éliminatoires.

Les Capitals de Washington n’ont qu’à amasser sept points pour s’assurer de ne pas être rattrapés par le Tricolore. Les seules autres équipes que les Montréalais peuvent encore rêver rejoindre sont les Devils du New Jersey, qui n’ont besoin que d’un point de plus pour faire disparaître cette menace, et les Sénateurs d’Ottawa, qui, eux, n’ont qu’à augmenter leur avance de trois points.

Parlant des Sénateurs, ils ont réussi tout un redressement cette saison, n’est-ce pas? En fait, les Sens ont terminé au dernier rang en 2010-11, avec seulement 74 points, une récolte que le Canadien devrait dépasser facilement (quoique rien ne soit certain). Cette spectaculaire volte des Sénateurs laisse-t-elle croire que les Canadiens peuvent réussir le même genre d’exploit la saison prochaine?

Euh… probablement pas. Simplement parce que les choses n’étaient pas les mêmes pour les Sénateurs de l’an dernier que pour le Canadien de cette année.

La principale différence entre les deux formations se situe au chapitre du système de développement. Alors que les Sénateurs se vautraient dans la médiocrité la saison dernière, ils ont envoyé plusieurs de leurs jeunes joueurs à leur club-école, les Sénateurs de Binghamton, pour les séries de la Ligue américaine. Des joueurs comme Colin Greening, Erik Condra, Jared Cowen, Zack Smith, Bobby Butler et Kaspar Daugavins ont donc été en mesure d’amasser de l’expérience et de développer une attitude de gagnant en menant Binghamton à la Coupe Calder.

Ce type de cheminement aurait aidé Louis Leblanc, Aaron Palushaj et Blake Geoffrion. Par contre, le problème est que les Bulldogs de Hamilton sont presque aussi mauvais que le Tricolore en ce moment et sont en voie, eux aussi, de rater les séries.

De plus, les Sénateurs peuvent compter sur un bien meilleur groupe de jeunes talents que le Tricolore. Même si les Montréalais ont quelques bons espoirs dans leur système, ils n’ont aucun joueur du calibre d’Erik Karlsson à la ligne bleue. Ils ne comptent pas non plus sur un attaquant d’élite comme Jason Spezza, qui a relancé sa carrière quand Paul McLean est devenu son entraîneur.

Peu importe qui sera derrière le banc du Canadien la saison prochaine, il serait étonnant qu’il obtienne plus de la part de joueurs comme Max Pacioretty et David Desharnais. En fait, Desharnais et Pacioretty font partie des rares rayons de soleil qui ont éclairé cette saison plutôt sombre.

Bref, le Tricolore peut tourner ses yeux vers l’ouest s’il veut analyser un modèle de succès, mais il ne pourra le regarder qu’avec envie et non dans l’espoir de le copier.

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