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Le Mondial dur sur le cœur

Thomas Ambrosius - Metro World News

Les matchs de la Coupe du monde ont un effet néfaste insoupçonné. Ils augmentent les risques de crise cardiaque chez les supporters, selon une récente étude allemande. En 2006, durant le Mondial qui s’est déroulé en Allemagne, le nombre d’infarctus a augmenté lors de six des sept matchs disputés par le pays hôte.

Pendant le tournoi, les hommes victimes de crise de cÅ“ur ont presque triplé, alors que le nombre a doublé chez les femmes. Puis, pendant les matchs les plus cruciaux, les statistiques ont plus que quadruplé. Voici les observations tirées de l’étude.

Premier match : Allemagne c. Costa Rica. L’Allemagne l’emporte. Le nombre recencé d’infarctus dépasse les 40 cas, alors que la normale est de 15 pendant ce laps de temps.

Deuxième match : Allemagne c. Pologne. L’Allemagne l’emporte. Dans un match chaudement disputé, les Allemands marquent le but vainqueur dans la dernière minute de jeu. Le nombre de crises cardiaques dépasse les 50 cas.

Troisième match : Allemagne c. Équateur. L’Allemagne est déjà qualifiée pour la ronde éliminatoire, ayant remporté ses deux premiers matchs. Le nombre d’infarctus chute à 30.

Ronde des 16 :
Allemagne c. Suède. L’Allemagne l’emporte. Le nombre de crises remonte au-dessus des 40 cas.

Quart de finale :
Allemagne c. Argentine. Dans un match énervant, les Allemands l’emportent en tirs de barrage. Le nombre de crises de cÅ“ur dépasse les 60 cas.

Demi-finale : Allemagne c. Italie. L’Allemagne s’incline. Le nombre de crises reste au-dessus des 60 cas.

Match pour la troisième place : Allemagne c. Portugal. Dans un match sans grand enjeu, le nombre d’infarctus revient à la normale, soit environ 15 cas.

Une implication très émotive

Jouer au soccer comporte certains risques, mais cela n’est rien en comparaison de ce que les fans doivent supporter, rigole Anne-Marie Elbe, professeure à l’Université de Copenhague et experte de la psychologie du sport.

«Le soccer provoque de fortes émotions chez les spectateurs et celles-ci ont des répercussions sur tout le corps», explique-t-elle. «Pendant un match, plusieurs situations peuvent susciter un stress important, comme une décision controversée de l’arbitre ou une blessure à un joueur-vedette», poursuit Mme Elbe.

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