Laurentides: Des parents auraient fait vivre des horreurs sexuelles à leur jeune enfant
Un couple de Saint-Lin-Laurentides soupçonné d’avoir fait vivre d’impensables horreurs sexuelles à un de leurs enfants dès l’âge d’un an doit faire face à la justice.
Pendant près de six ans, le couple, formé d’une femme de 29 ans et d’un homme de 30 ans, aurait agressé sexuellement leur enfant, aujourd’hui âgée de sept ans. L’homme et la femme l’auraient incité à les toucher et lui auraient aussi fait des attouchements. Des animaux auraient aussi été utilisés dans les rituels qu’ils imposaient à leur enfant pour assouvir leurs fantasmes.
Au cours de la même période, le couple, qui a un deuxième enfant, aurait aussi trempé dans la production et la distribution de pornographie juvénile. Les gestes auraient commencé en 2010 et auraient continué jusqu’à tout récemment, en juin.
Le père et la mère de la victime alléguée ont été arrêtés par la police le 7 juillet en lien avec ces gestes présumés et font face à seize chefs d’accusations de nature sexuelle. Il n’est pas exclu que d’autres accusations s’ajoutent, puisque le couple pourrait avoir fait d’autres victimes. L’enquête de la police est d’ailleurs toujours en cours.
Renonciation
Emprisonnés depuis leur arrestation, l’homme et la femme devaient subir leur enquête sur remise en liberté le 19 juillet, au palais de justice de Joliette, mais, pour des raisons qui n’ont pas été divulguées en cour, ils y ont subitement renoncée.
«Nous étions prêts ce matin, [mais] après maintes discussions, nous renonçons à l’enquête de remise en liberté, a mentionné l’avocat du père. Si la preuve était faite devant vous, nous reconnaissons que vous ne libèreriez pas [nos clients].»
Les menottes aux poings, le père et la mère de la victime alléguée sont demeurés impassibles pendant leur bref passage en cour avant de reprendre le chemin de la prison, malgré la présence de plusieurs de leurs proches.
Le père de la présumée victime serait un ancien militaire devenu papa à la maison. Il aurait déjà été gardien de prison et intervenant en maison de transition auprès de délinquants sexuels.
Lui et sa conjointe seront de retour devant le tribunal le 19 septembre.