Soutenez

Un Britannique décédé à cause des moisissures de sa cornemuse

Scotland Photo: Getty Images

Contracter une maladie pulmonaire potentiellement fatale, voilà un danger guettant les instrumentistes à vent qui ne nettoient pas assez régulièrement leur instrument, préviennent des chercheurs britanniques.

Le décès en 2014 d’un homme de 61 ans souffrant de pneumopathie d’hypersensibilité (PHS) avait plongé les médecins en plein brouillard. Grâce à une étude publiée lundi dans la revue spécialisée en médecine pulmonaire Thorax, on sait maintenant qu’il a contracté sa maladie pulmonaire à cause de champignons qui se sont formé dans sa cornemuse.

La PHS est une inflammation des alvéoles des poumons causant une sensibilité extrême aux poussières et autres corps étrangers. Cette condition médicale, causée par une exposition répétée à des irritants présents dans l’aire porte plusieurs noms, dont la maladie des éleveurs d’oiseaux ou la maladie des scieurs de bois.

En isolant, les champignons et la moisissure qui croissent dans des cornemuses, les chercheurs ont démontré que ceux-ci sont de même nature que des irritants connus pour causer la PHS. «C’est fort possible que le corps et le système immunitaire réagisse aux spores des champignons et des moisissures quand on les inhale», notent les auteurs.

Selon les scientifiques de l’Hôpital universitaire de South Manchester, cette découverte laisse croire que tout type d’instrument à vent pourrait être contaminé par de la levure, des champignons ou des moisissures qui enclencheraient la pneumopathie d’hypersensibilité. Ils indiquent que des saxophonistes et des trombonistes ont eux aussi développé des symptômes de la PHS à cause de champignons présents dans leurs instruments.

Ainsi, les musiciens qui jouent d’un instrument à vent doivent le nettoyer fréquemment pour limiter les risques. «Les médecins devraient être au courant de ce risque potentiel», soutiennent les chercheurs.

Le Britannique, dont le passe-temps quotidien était de jouer de la cornemuse, était non-fumeur et ne présentait aucune prédisposition à la PHS avant se voir diagnostiquer cette maladie en 2009. Son état au cours des cinq années qui ont suivi, le limitant à des marches de 20 mètres, alors qu’il pouvait facilement parcourir 10 kilomètres avant de contracter la PHS.

Malgré ses difficultés à respirer, le patient n’a pas cessé de jour de la cornemuse, excepté lors d’un séjour de trois mois en Australie en 2011. Ses symptômes ont alors diminué. Lorsqu’il est entré à l’hôpital en septembre 2014, des échantillons ont été tirés de ses cornemuses. C’est alors que les médecins ont découvert la présence de nombreux champignons.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.