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16:30 7 juin 2018 | mise à jour le: 7 juin 2018 à 16:30 temps de lecture: 2 minutes

Soigner la santé mentale pour sortir de la rue

Soigner la santé mentale pour sortir de la rue
Photo: Photo: TC Media - Hugo LoriniLe PDG de Mission Bon Accueil, Samuel Watts, travaillait auparavant comme consultant dans le secteur privé.

La Mission Bon Accueil se dote d’un programme pour aider les hommes itinérants atteints de maladies mentales à sortir de la rue.

Après l’Accueil Bonneau et la Mission Old Brewery, la Mission Bon Accueil mettra aussi en place un programme de réaffiliation en itinérance et santé mentale (PRISM), pour aider des hommes itinérants avec des problèmes de santé mentale à sortir de la rue et à trouver un logement.

«À la Mission Bon Accueil, on vise une ville transformée. Ce qu’on voit dans le futur, c’est une ville où tout le monde est capable d’avoir un logement. Qu’est-ce qui empêche le logement? Souvent, c’est des problèmes de santé mentale. Dès que quelqu’un est logé de façon stable, la santé mentale va s’améliorer», a déclaré jeudi le président-directeur général de la Mission Bon Accueil, Sam Watts.

Au refuge du centre-ville de la Mission Bon Accueil, une pièce où dormaient temporairement des personnes itinérantes pendant l’hiver a été transformée en un dortoir de huit lits que pourront utiliser les personnes admissibles au programme pendant deux à trois mois.

«On commence par s’occuper des problèmes les plus aigus avec des traitements. Toute l’idée du programme, c’est d’amener à la réaffiliation. Les premiers besoins, ça peut être aussi simple que d’amener la personne chez le coiffeur, l’amener chez un médecin, puis on s’en va vers un logement», explique le psychiatre au CIUSSS du Centre-Ouest, Vincent Laliberté, qui interviendra à la Mission Bon Accueil.

Dans les programmes PRISM déjà en place, 75% de bénéficiaires restent dans leur logement une fois placés, selon M. Laliberté.

Une vingtaine de personnes participeront à ce programme offert à la Mission Bon accueil chaque année.