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12:17 25 février 2019 | mise à jour le: 25 février 2019 à 16:29

Inondations: le niveau de l’eau «à surveiller de près» ce printemps à Montréal

Inondations: le niveau de l’eau «à surveiller de près» ce printemps à Montréal
Photo: Pascal Marchand/Cités NouvellesEn 2017, des inondations importantes avaient frappé la région métropolitaine.

En marge de l’arrivée très attendue du printemps, il faudra de nouveau «surveiller de près» le risque d’inondations à Montréal, surtout si les précipitations de pluie attendues surviennent en même temps que la période de fonte de la neige, prévient le chef météorologue de Météo Média, André Monette.

«On a tout le potentiel pour que des incidents surviennent aux affluents de la rivière des Prairies, de la rivière Outaouais et donc du fleuve Saint-Laurent, a-t-il expliqué à Métro. Avec les températures plus douces qui s’en viennent, on pourrait faire face à une fonte assez rapide de la neige.»

Il y a deux ans, la Ville de Montréal avait décrété l’état d’urgence sur son territoire pour la première fois depuis 1998 – pendant la crise du verglas –  en raison d’inondations printanières dans les arrondissements d’Ahuntsic-Cartierville, Pierrefonds-Roxboro, l’Île-Bizard—Sainte-Geneviève, Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles. D’autres secteurs de l’agglomération de Montréal avaient aussi été gravement touchés par la crue des eaux à l’époque.

«Il n’y aura rien de majeur comme il y a deux ans, mais si les températures [sont chaudes], ça fera certes augmenter le niveau des eaux et on peut alors s’attendre à des inondations localisées.» -André Monette

D’après lui, «il ne faut surtout pas se fier au couvert de neige plutôt normal en ce moment à Montréal», puisqu’il demeure possible «que des cours d’eau puissent gonfler avec les rivières qui se déversent plus au nord».

L’expert recommande aux résidants des arrondissements situés aux abords de la rivière des Prairies, notamment, «de suivre les mises à jour météorologiques» au courant des prochaines semaines. «Si on prévoit des gros systèmes à l’avance, c’est de préparer son terrain en conséquence, d’être vigilant surtout si on est dans une zone à risque», a-t-il avisé, soulignant la nécessité de «contacter la municipalité locale» en cas de doute.

Le cocktail météo qui s’abat sur la région métropolitaine depuis dimanche rend la circulation piétonnière beaucoup plus difficile dans la région de Montréal. André Monette recommande d’abord et avant le port de crampons dans les prochains jours à Montréal, une «nécessité» selon lui.

«C’est pas cher et ça fait la job pour des déplacements sécuritaires sur les trottoirs, a-t-il mentionné. Surtout que dans les prochaines heures, ça ne risque pas de s’améliorer avec les températures qui seront en chute libre.»

Le mercure oscillera effectivement autour des -10° en fin de journée, lundi, dans la métropole. «L’eau qui est en train de geler va devenir très dure. Donc ce sera aussi très important de déglacer nos entrées respectives pour éviter les blessures. Sinon, c’est le gros bon sens. On garde ses distances, et en voiture, on roule moins vite», a poursuivi le porte-parole de MétéoMédia.

Une priorité pour la Ville
Jointe par Métro, une porte-parole de la Ville de Montréal, Gabrielle Fontaine-Giroux, a souligné «que la préparation en cas de sinistre est un rôle partagé», d’où l’importance pour les citoyens «d’être outillés pour faire face à la situation». En cas d’inondation, elle invite les citoyens à d’abord consulter le site web de leur arrondissement.

La Ville avait déposé l’an dernier un rapport d’intervention sur les inondations ayant frappé la métropole en 2017. Le volumineux document dresse d’après la relationniste «un portrait positif de l’opération». «En cours de 2018, des démarches inter-services ont eu lieu afin de mettre en place les recommandations du rapport», a-t-elle détaillé.

Une campagne de prévention ciblée – dans les arrondissements les plus affectés par ces inondations – a aussi été lancée en 2018. Le même exercice sera répété cette année, assure Mme Fontaine-Giroux.

«Dès ce printemps, des agents de prévention du Service de sécurité incendie de Montréal (SIM) iront à la rencontre des citoyens dans les secteurs touchés, afin de leur transmettre des informations [sur] les actions à prendre avant, pendant et après les inondations.» -Gabrielle Fontaine-Giroux

Via ses «stations télémétriques», Montréal assure que la situation à la rivière des Prairies, au lac des Deux-Montagnes et à la rivière des Outaouais est jugée pour le moment stable, «sous les seuils d’inondation mineure».

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