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De quoi sera faite 2012?

Affolés par la crise de la dette dans de nombreux pays européens, les marchés en on fait voir de toutes les couleurs aux investisseurs durant la dernière année. L’année 2012 sera-t-elle aussi mouvementée?

«Sur le plan financier, il y aura deux parties à 2012», affirme Yves St-Maurice, économiste en chef adjoint de Mouvement Desjardins. La première sera marquée par une forte volatilité, à l’instar des derniers mois de 2011. Mais comme la plupart de ses homologues, M. St-Maurice entrevoit une lueur d’espoir pour le second semestre de 2012. «Pour cela, l’Union européenne doit d’abord régler ses problèmes de dette», explique-t-il.

Les dirigeants européens ont bel et bien fait un pas de plus en ce sens le 30 janvier dernier lorsqu’ils ont adopté un pacte fiscal visant, entre autres, à réduire leur déficit. «Reste maintenant à voir comment ils appliqueront cette entente», fait valoir Carlos Leitao, économiste en chef de la Banque Laurentienne.

«L’Europe suscite encore beaucoup de questions», concède Yves St-Maurice. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les marchés demeureront instables encore un certain temps. Selon M. St-Maurice, la croissance boursière s’élèvera tout de même à 8 % au cours de l’année. «En dépit des inquiétudes suscitées par la crise européenne, les entreprises continuent de générer des profits, ce qui rend les indices boursiers attrayants. Durant le second trimestre de 2012, on s’attend donc à ce que les investisseurs reprennent confiance dans le marché des actions», précise-t-il.

En attendant que les marchés boursiers rebondissent, Maryse Filion, directrice régionale principale, planification financière chez TD Waterhouse, conseille de prendre son mal en patience.

«Lorsque les taux d’intérêt restent bas pendant longtemps, comme en ce moment, bien des investisseurs décident d’adopter une stratégie de placement plus agressive dans l’espoir d’obtenir des rendements plus élevés. C’est une grave erreur, puisqu’ils ne respectent pas leur niveau de tolérance au risque», se désole-t-elle.

Pour obtenir un meilleur rendement sans trop sortir de sa zone de confort, Mme Filion suggère d’investir de plus petits montants, mais de façon régulière. «Cette stratégie permet de profiter des occasions du marché», indique-t-elle.

Un autre truc consiste à diversifier son portefeuille. Par contre, lorsque l’économie ne va pas bien, mieux vaut éviter certains secteurs, comme l’énergie et les matériaux, et miser plutôt sur les biens de consommation de base, comme l’alimentation. «Après tout, même pendant une récession, les gens ont besoin de manger!» rappelle Maryse Filion.

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