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Christine Fréchette refuse de dire si elle est souverainiste

Christine Fréchette
Christine Fréchette Photo: Facebook - Christine Fréchette

Critiquée sur son passé souverainiste, la première ministre Christine Fréchette refuse aujourd’hui de révéler sa position sur l’indépendance du Québec.

Alors que la campagne électorale bat son plein, la cheffe de la Coalition Avenir Québec (CAQ) évite de se positionner sur la question de l’indépendance du Québec. Depuis des mois, son discours reste le même: le contexte actuel de guerre tarifaire avec les États-Unis de Donald Trump ne laisse pas de place à la possibilité d’un référendum.

«On est tous d’avis que ce n’est pas le moment de lancer une démarche référendaire, c’est même le pire moment des 50 dernières années», a-t-elle déclaré jeudi matin en point de presse à Québec.

Questionnée par les journalistes, Mme Fréchette a aussi répondu aux accusations du chef libéral quant à son soutien au mouvement souverainiste. «Ma position personnelle n’a pas d’importance, a-t-elle dit. Je suis dans la position où ce n’est pas le moment de démarrer ça.»

En fin de journée, elle a diffusé un message sur ses réseaux sociaux pour clarifier sa position. Elle ne dit toutefois pas si elle demeure souverainiste ou non.

Milliard exige des réponses

Quant au chef du PLQ, il est loin d’être convaincu par l’explication de la première ministre. «Mme Fréchette a encore mis une bonne couche de “confiture confusion” en disant que maintenant elle ne répondrait pas sur le plan personnel», a-t-il commenté en point de presse à Longueuil, jeudi matin. Il qualifie de «honteux» son refus de se positionner sur une question aussi centrale que l’avenir du Québec.

«Si on veut être le joueur au centre de la glace, on ne laisse pas ses convictions au vestiaire», a-t-il laissé tomber.

Selon Milliard, la cheffe caquiste évite de se positionner sur la question comme tactique électorale. «Vous savez très bien qu’en ne répondant pas, elle voterait davantage « oui ».»

Un passé souverainiste

Mme Fréchette a déjà été directrice adjointe au cabinet du ministre péquiste Jean-François Lisée. La pandémie et les tarifs américains, toutefois, l’auraient convaincu qu’un référendum n’est actuellement pas «viable», dit-elle. Une démarche référendaire doit tenir compte du contexte, selon elle.

La première ministre sortante dénonce l’intention du chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon de déclencher un référendum même dans un gouvernement minoritaire. 

«J’ai déjà été dans un cabinet souverainiste où l’essentiel des décisions était analysé sous l’angle de: est-ce que ça va aider ou non le référendum?», a-t-elle indiqué jeudi matin.

«Nous, on va travailler pour l’intérêt supérieur des Québécois et les priorités des Québécois. On ne passera pas la moitié de notre temps à travailler sur quelque chose, un projet que les Québécois ne veulent pas», dit-elle.

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