Les développeurs invités à «hacker» leur ville
Quelque 200 développeurs en informatique se réunissent samedi à l’Université McGill afin de créer des applications portant sur le transport, la planification urbaine, l’agriculture urbaine, le développement durable ou l’utilisation du territoire.
L’événement Hack ta ville, qui se veut une rencontre entre les amoureux de la ville, les citoyens-bidouilleurs, ou hackers, les concepteurs, les acteurs communautaires, les universitaires et les professionnels des transports, pourra profiter de nouveaux ensembles de données libérés pour l’occasion par la Ville de Montréal, la Société de transport de Montréal (STM) et l’Agence métropolitaine de transport (AMT).
«La STM rend disponible un ensemble de données, totalement anonymes, qui portent sur les déplacements d’utilisateurs de la carte OPUS au sein des réseaux de bus et de métro, a indiqué vendredi Michel Labrecque, président de la STM. Entre les mains des développeurs créatifs et talentueux présents à Hack ta ville, ces données pourront par exemple servir à développer des outils qui proposent des trajets alternatifs pour faciliter les déplacements des citoyens et favoriser l’utilisation du cocktail transport.»
L’AMT offre quant à elle ses données en temps réel concernant son réseau de trains de banlieue, incluant les retards, annulations ou événements imprévus qui ont eu des impacts sur ses horaires.
L’Agence espère que les développeurs sauront créer des applications mobiles qui pourront faciliter les déplacements de ses usagers en leur indiquant, en tout temps, l’état du service des lignes de trains de banlieue. Ces mêmes données seront par ailleurs intégrées dès cet automne au calculateur de trajet de Google Map, ce qui permettra aux usagers de mieux planifier leurs déplacements.
La Ville ne sera en reste. Elle a ainsi choisi de libérer ses données concernant le stationnement sur rue et les panneaux de signalisation qui le régit, les anciens territoires administratifs de la Ville et le recensement de la population de l’île de Montréal de 2011.
Samedi, la Ville fournira également des échantillons de données sur l’Arboretum, les boisées, les lieux culturels, les écoterritoires, les terrains en friches, les milieux humides et les parcs et ruisseaux de son territoire.
«Cela fera bientôt un an que la Ville de Montréal est devenue la première municipalité au Québec à ouvrir ses données, a rappelé le président du comité exécutif de la Ville, Michael Applebaum. Elle a ainsi permis aux développeurs de créer de nouvelles applications informatiques qui facilitent la vie des Montréalais.»