Montréal

Les élus montréalais appuient leurs homologues torontois

Les élus montréalais appuient leurs homologues torontois
Photo by: Nathan Denette/La Presse canadienneOntario Premier Doug Ford speaks in question period in side the legislature at Queen's Park in Toronto on Monday, Sept. 17, 2018. THE CANADIAN PRESS/Nathan Denette

Alors que le premier ministre ontarien, Doug Ford, menace de recourir à la clause dérogatoire pour couper de moitié le nombre d’élus municipaux à Toronto, les élus de Montréal ont donné leur appui à leurs collègues torontois.

Dans une motion votée à l’unanimité mardi, le conseil municipal de Montréal a marqué son opposition au gouvernement ontarien, en réaffirmant que «toutes les villes devraient être traitées d’égal à égal avec les gouvernements provinciaux et fédéral et que leur autonomie devrait être respectée».

«C’est vraiment un manque de respect pour les principes de démocratie et de consultation publique», a affirmé le chef de l’opposition, Lionel Perez, qui a amené la motion en conseil. La mairesse Valérie Plante et lui se sont entendus sur un texte commun.

«Nous recevons de façon très favorable cette motion. On pose un geste qui vient dire de manière absolue que l’autonomie des villes est importante, a souligné Mme Plante. Le maire de Toronto [John Tory] sera ravi, mais peu importe qui sera le prochain maire, on va avoir posé le geste qu’il fallait.»

[bignumber number= »25″]Actuellement, il y a 47 conseillers municipaux à Toronto et le projet de loi de Doug Ford aurait fait passé ce nombre à 25.[/bignumber]

M. Perez refuse de voir cet appui comme de l’ingérence dans les affaires politiques d’une autre province. «On ne peut pas ignorer qu’un juge de a cour supérieure de l’Ontario, qui dit que les droits ont été bafoués», a-t-il soutenu.

Le conseiller de Snowdon et seul élu de Coalition Montréal, Marvin Rotrand, a soutenu qu’il est plus coûteux de réduire le nombre de conseillers. «Avec nos 103 élus à Montréal, le coût de notre appareil démocratique est moindre qu’à Toronto avec ses 47 élus», a-t-il avancé. Selon lui, les villes avec peu d’élus font que les conseillers sont «inaccessibles» aux citoyens et que les élus ont besoin d’engager beaucoup de personnel pour les aider à gérer tous leurs dossiers.

Le conseil municipal souhaite également que la Fédération canadienne des municipalités entame un dialogue avec les autres paliers de gouvernement sur la «protection de la démocratie locale».

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