L'Autre St-Jean fait réagir les artistes
Les répétitions allaient bon train hier au parc Maisonneuve en prévision du Grand spectacle de la fête nationale à Montréal.
Le nouveau maître de cérémonie, Guy A. Lepage -qui succède cette année à Normand Brathwaite – et ses amis artistes Éric Lapointe, Ariane Moffatt, Marie-Mai, Karkwa, Florence K et les Porn Flakes avaient déjà le cÅ“ur à la fête et semblaient détendus à l’approche des célébrations de demain.
Malgré cette atmosphère festive, les participants du gros party de la Saint-Jean-Baptiste avaient tous leur mot à dire sur la controverse qui a éclaté la semaine dernière concernant la participation de deux groupes anglophones à L’Autre St-Jean, le nouveau spectacle alternatif à celui du parc Maisonneuve.
«En tout cas, ça va leur avoir fait toute une pub! a souligné à la blague le chanteur de Karkwa, Louis-Jean Cormier. Nous, on a plein d’amis musiciens anglophones qui sont souverainistes et qui aimeraient beaucoup pouvoir chanter à la Saint-Jean!»
De son côté, Ariane Moffatt a déploré le cirque médiatique qui a entouré l’affaire, mais a tout de même voulu souligner que la fête nationale était une des rares occasions que les Québécois avaient de célébrer la francophonie.
«Les anglophones sont des Québécois, a-t-elle affirmé. Cependant, il ne faudrait pas que la fête nationale perde son caractère francophone.»
Le plus outré de toute cette histoire était sans contredit Guy A. Lepage, qui, en tant que nationaliste convaincu, a tenu à spécifier que le Québec avait besoin des anglophones s’il voulait se construire un pays. «Les nationalistes extrémistes me puent au nez», a-t-il déclaré.
L’animateur n’a pas voulu spécifier si l’affaire de L’Autre St-Jean allait être l’objet de quelques commentaires de sa part le 24 juin durant le spectacle, mais il a laissé savoir que «dans une perspective plus large, oui, il va en être question.»
Québec rock
Pour sa première fois à l’animation, le grand manitou de Tout le monde en parle a concocté avec la metteur en scène et directrice artistique Sylvie Rémillard une Saint-Jean plus rock que ce à quoi Normand Brathwaite avait habitué les Montréalais. «Question de s’approprier la soirée», a-t-il souligné.
Les grands classiques du rock québécois seront au menu. Les médias ont d’ailleurs pu avoir un aperçu de la prestation de J’ai l’rock’n roll pis toé, une pièce d’Offenbach.
Marie-Mai, elle, promet pour sa part d’interpréter une chanson de Corbeau.
«Toutes les rockeuses québécoises ont été inspirées par Marjo et par son énergie, a confié celle qui vivra mercredi sa première fête nationale à Montréal.
Le rocker national du Québec, Éric Lapointe, qui ne compte plus ses participations aux spectacles de la Saint-Jean a avoué quant à lui être toujours aussi heureux de prendre part aux festivités et de pouvoir «chanter avec le monde.»
Décrivant la fête nationale comme un gros party, il a tout même déclaré qu’il n’aurait aucune difficulté à ne pas boire de bière pour célébrer cette année.