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Ensemble Montréal veut interdire les applaudissements au conseil municipal

Ensemble Montréal veut interdire les applaudissements au conseil municipal
Photo: Josie Desmarais/Métro

Ensemble Montréal veut interdire les applaudissements pendant les périodes de questions des conseillers et des citoyens pendant les séances du conseil municipal pour atténuer «toute forme d’expression de la partisanerie».

La conseillère de la Ville du district de Louis-Riel, Karine Boivin-Roy, déposera une motion en ce sens à la prochaine réunion du conseil municipal, le 19 novembre prochain.

Dans un document de la Ville, l’élue de l’opposition officielle affirme que ces périodes de questions «sont l’occasion pour les conseillers et les Montréalais d’obtenir des informations et des clarifications sur les décisions et les gestes de l’administration».

La conseillère d’Ensemble Montréal estime que l’usage d’applaudissements n’a pour but que de démontrer son appui ou sa désapprobation à l’administration. Cette motion aura pour effet d’éliminer «toute perception d’opposition entre les conseillers et les citoyens qu’il représentent», en plus d’assurer un meilleur usage du temps.

À ses dires, la commission permanente de la présidence s’est d’ores et déjà penchée sur la question du décorum en salle de conseil lors d’une séance le 12 septembre dernier. Ses membres de se seraient entendus pour «envoyer un message clair […] afin que le tapage cesse (applaudissements, coups sur les pupitres, bavardage)». La commission aurait aussi convenu de s’attarder à l’image de la fonction projetée par l’attitude des élus pendant le conseil.

«L’élargissement de cette exigence à toute personne qui répond aux questions confirmerait l’importance de favoriser des échanges fondés sur le respect mutuel, tant entre les conseillers qu’avec les citoyens», écrit Mme. Boivin-Roy à ce sujet.

Pour illustrer son point, elle cite plus tard le règlement sur la procédure d’assemblée et les règles de régie interne du conseil municipal. Ceux-ci stipulent que la personne qui pose une question «doit éviter les allusions personnelles, les insinuations, les paroles violentes, blessantes ou irrespectueuses à l’égard de qui que ce soit, les expressions et les tournures non parlementaires ou de désigner le président autrement que par son titre».

Elle déplore qu’il demeure très fréquent certains membres du conseil n’aient même pas le temps de poser leurs questions, d’où l’importance d’accélérer les procédures sans les applaudissements. D’autant plus que l’ordre des questions «est le fruit du hasard», souligne-t-elle, «puisqu’il est le résultat de la séquence à laquelle les conseillers appuient sur un bouton».

C’est pourquoi il faudrait aussi, selon elle, «revoir la méthode par laquelle l’ordre des demandes de questions est signifié à la présidence».

En septembre 2015, les parlementaires de l’Assemblée nationale du Québec ont adopté à l’unanimité une motion interdisant notamment les applaudissements pendant la période de questions et de réponses orales afin de réduire la partisanerie au sein de la législature.

Un modèle que semble préconiser l’élue d’Ensemble Montréal. «L’ordre des questions à l’Assemblée nationale est déterminé à l’avance grâce à l’encadrement établi par une directive émise par le président d’assemblée», rappelle Mme Boivin-Roy dans ledit document de la Ville,

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