Encore des autobus de tournée délinquants au Festival de jazz
C’est bien sympa de dérouler le tapis rouge pour les artistes vedettes quand ils viennent à Montréal, mais ça serait bien aussi de leur expliquer nos règlements municipaux. Comme celui de la marche au ralenti: après trois minutes, éteins donc ton moteur!
Un bel exemple d’autobus délinquant rue City Councillor (coin Président Kennedy) à deux pas du Festival de jazz. Deux énormes autobus de tournée immatriculés dans le Tennessee. À 9 h, les pots d’échappement ronronnaient rondement. Huit heures plus tard, même constat et pas de contravention. Y a quand même des limites à vouloir faire tourner l’air conditionné non?
J’avais déjà écrit un article sur le même sujet en 2008. Le bitume était complètement noirci à la sortie du pot. Le plus ironique c’est que le Festival de jazz fait de gros efforts pour être carbone neutre et compenser les émissions de GES occasionnés par l’organisation de l’événement. On calcule notamment les déplacements de tous les artistes pour mesurer les émissions et les compenser financièrement. Je serais curieux de savoir s’il comptabilisent ce genre de pollution.
Autre question, que fait le SPVM? J’avais fait le même genre de constat à proximité du National il y a 10 jours. Un autre autobus de tournée qui laissait tourner le moteur. À la SAQ toute proche, j’avais fait la remarque à une employée. Sa réponse: «Les agents du SPVM ne peuvent pas n’avoir rien vu, ils sont sur le dos des itinérants qui sont sur l’autre bord de la rue toute la journée!»
Conclusion inévitable: Un itinérant qui «pollue» un parc, c’est plus grave qu’un autobus de vedette qui pollue l’atmosphère.