Montréal
03:30 26 avril 2019 | mise à jour le: 27 avril 2019 à 13:03 temps de lecture: 6 minutes

«On légitime la discrimination», dit Justin Trudeau du projet de loi sur la laïcité

S’il est adopté, le projet de loi sur la laïcité «légitimera la discrimination contre les citoyens», martèle Justin Trudeau en entrevue avec le chroniqueur de Métro Frédéric Bérard. Il estime que ce règlement pourrait potentiellement créer un dangereux précédent.

«Ça commence avec l’État, mais si des entreprises voient que tu peux discriminer quelqu’un à cause de sa religion, que c’est accepté par l’État, ça va créer une discrimination, a-t-il expliqué. On ne peut pas prétendre être une société libre si on n’est pas en train de défendre les droits de tout le monde.»

Questionné sur l’appui massif au projet dans la province, l’élu fédéral dit ne pas trop s’en préoccuper, faisant référence à des incidents similaires dans le passé.

«On avait vu des chiffres pareils pour la Charte des valeurs de Mme Marois. Quand les gens ont compris que ça voulait dire qu’un immigrant pouvait perdre sa job, ils ont été pas mal moins intéressés.» -Justin Trudeau, premier ministre du Canada

Sans vouloir préciser s’il s’impliquera ou non dans le débat, M. Trudeau dit avoir «confiance dans les Québécois», ajoutant qu’il souhaite d’abord «voir comment les discussions vont se dérouler».

Le chef des libéraux est aussi revenu sur l’affaire SNC-Lavalin, qui a fait mal à son parti depuis quelques semaines.

Pour Justin Trudeau, protection de l’environnement et essor économique ne sont pas contradictoires. (Métro/Martin Ouellet-Diotte)

«Moi, je trouvais ça important de penser aux conséquences que ça aurait sur bien des gens de voir des problèmes chez SNC-Lavalin, a-t-il fait valoir. Elle [l’ancienne ministre Jody Wilson-Raybould] trouvait qu’on ne devrait pas s’en préoccuper, que je ne devrais même pas lui en parler. Mais c’est ma job

Jamais son cabinet «n’a franchi une ligne», persiste à dire Justin Trudeau. «C’est toujours compliqué, avoir des différends en politique, mais là c’est devenu une grosse affaire, a-t-il analysé. Avoir des gens en désaccord fait de nous un meilleur gouvernement, mais à un moment donné, il faut quand même rester en équipe.»

Pipeline, pas pipeline?
À cette épineuse question qui continue de ternir l’image pro-environnementale du Parti libéral, son chef répond «qu’il faut comprendre que transformer notre économie, ça ne va pas se faire du jour au lendemain».

«On est en train d’investir [dans la transition énergétique], a-t-il considéré. Le gros problème, c’est qu’on perd des dizaines de milliards par année, parce qu’on ne vend notre pétrole qu’aux États-Unis. Ça nous coûte énormément cher, surtout que c’est de l’argent qu’on pourrait investir dans la transformation de notre économie.»

En construisant un oléoduc «sécuritaire et moderne», le premier ministre dit vouloir «passer au-delà de la dépendance au pétrole», un processus qui demandera selon lui quelques années encore.

«Je comprends tout à fait les gens qui veulent qu’on aille plus vite. Le souci, c’est que les conservateurs, eux, veulent des pipelines partout, sans rien proposer pour l’environnement. Et ils vont quand même aller chercher des sièges au Québec», a-t-il déploré.

Il a réitéré que, selon les experts, «on a 11 ans pour arriver à changer les choses». «À l’intérieur de cette période, il faut aller le plus vite possible. C’est pour ça qu’on a mis un prix sur la pollution au Canada», a argué M. Trudeau.

En dépit des humeurs de Donald Trump, Justin Trudeau affirme avoir une relation constructive avec nos voisins du Sud et principal partenaire économique. (Métro/Martin Ouellet-Diotte)

Le spectre du populisme
S’il refuse de reconnaître que la montée du populisme de droite en Occident pourrait jouer contre lui aux prochaines élections, Justin Trudeau veut tout de même lutter contre ces mouvements, «basés sur la peur et l’ignorance».

«Ça se nourrit énormément de l’anxiété. Les gens voient la technologie venir, l’immigration, les échanges commerciaux avec plus de pays, les emplois qui disparaissent. Et là, les populistes, surtout de droite, offrent des solutions simples, en disant qu’ils vont tour régler ça, comme c’était avant, [du genre] Make America Great Again.» -Justin Trudeau, décochant une flèche au passage à Donald Trump

«Ne vous inquiétez pas, je vais tout régler parce que je suis fort. C’est prendre les gens pour des nonos, de proposer des solutions simplistes à des problèmes complexes», a-t-il renchéri.

Justin Trudeau estime être un premier ministre très différent de son père. (Métro/Martin Ouellet-Diotte)

Le président américain «est quelqu’un qui a sa façon de faire», a nuancé M. Trudeau, rappelant que, malgré les désaccords, «on a des relations constructives qui nous ont servi pour régler le dossier de l’ALÉNA, du contre-terrorisme ou en ce moment, de l’aluminium et de l’acier», à une époque de «protectionnisme extrême».

«On est en désaccord profond sur pas mal de choses, mais moi, je continue d’être ferme pour défendre nos valeurs. Je suis pro-environnement et pro-LGBT, même si Donald [Trump] ne l’est pas», a-t-il illustré, soulignant que, peu importe ses opinions, le prochain premier ministre canadien devra conserver de bonnes relations avec les États-Unis. «On n’est pas au secondaire», a-t-il tranché.

En rafales

  • Sur les critiques de son choix de vêtements en Inde : «Je trouve ça très drôle […]. Si les gens pensent que ce sont juste quelques selfies, ils se trompent. C’est niaiseux, parce qu’on est en train de réaliser une vraie différence dans la vie des gens.»
  • Sur son père, Pierre Elliott Trudeau : «Il serait content de voir que la job de premier ministre est très différente aujourd’hui, mais que les valeurs et les principes sont les mêmes. On a une approche et un style complètement différent, mais au final, on traite les gens comme des adultes intelligents.»
  • Sur l’ancien président américain Barack Obama : «C’est sûr que j’ai eu du fun avec lui pendant un an. Il y avait des enjeux sur lesquels on était très alliés, mais en même temps, il y en a d’autres qu’on n’a pas pu régler, comme le bois d’œuvre par exemple.»
De passage à Montréal, Justin Trudeau a offert une entrevue exclusive au chroniqueur de Métro Frédéric Bérard.

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Commentaires 9

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  • Denis Beaulé

    Voilà qui ressemble effectivement à de la discrimination. Du fait qu’à l’évidence une communauté se trouverait ciblée plus que toutes autres réunies.

    Hier, en réponse à la CSDM, le ministre a dit qu’on créait des peurs avec (presque) rien, considérant qu’il y aurait moins de 1 % d’étudiants portant des signes considérés religieux dans les facultés d’éducation.

    Il ne croyait pas si bien dire. Puisqu’en effet, où se trouve-t-il donc le risque ou danger d’«effacement» du québécois d’ascendance canadienne-française, lorsqu’il y a moins de 1 % de ‘quelque chose’ (ou «qqn») (d’autre) en l’un de ses environnements les plus achalandés par l’altérité justement, l’aire scolaire?

    D’abord, plausible ou pas ce moins d’un pour cent? Plausible. Car il y a moins de 5 % de musulmans au Québec. Puis il y aurait moins du tiers des musulmanes y portant hijab. Si bien que comme il n’y aurait au plus qu’entre 2 % et 2,5 % de musulmanEs, le tiers d’entre elles portant voile serait bien de moins de 1 %. Par contre, comme à Montréal il pourrait y en avoir une dizaine de fois plus qu’[ailleurs]en province, la dynamique et la problématique pourraient y être différentes. De sorte que, contrairement à ce qu’en dit le ministre, il pourrait y en avoir un «enjeu», là.

    Alors, discrimination? Tout dépend d’où on regarde la chose, de comment on le fait, de qu[o]i on évalue.

    Du seul point de vue des enfants, pour eux être exempts d’indues influences relatives aux croyances plutôt qu’aux savoirs peut s’avérer idéal. Préférable en tout cas au régime religieux existant (jusqu’)au milieu du siècle dernier. Par contre, on dirait que le Québec s’apprêterait à recommettre la même bourde qu’à cette époque, à l’inverse. En excluant, maintenant, en vrac, toute évocation de religieux en enseignement. Or…

    Il n’est pas dit que ce faisant on « rendrait service » aux élèves. Du fait que du religieux, ça existe en société. Et qu’en apercevoir à l’école peut représenter un plus, peut constituer un apprentissage, donc. En autant, bien sûr, qu’il n’y ait pas prosélytisme. Et il semble qu’il n’y en ait point. Sinon, cela se serait su.

    Différence, diversité, altérité. Comme le rappelle ces jours-ci la CDPDJ, le port de signes religieux « ne compromet pas a priori la neutralité de l’État […] [puisque] porter un signe religieux n’empêche pas d’effectuer ses tâches de façon neutre et impartiale. »

    Si l’on escompte, donc, de pas exercer d’influence indue sur des enfants, en même temps qu’éviter si possible d’empêcher des adultes de s’adonner à la profession enseignante — (du fait que pour une personne donnée il peut être considéré impératif en conscience de ne pas se départir d’un signe religieux au travail) —, il semble s’avérer non seulement envisageable mais souhaitable de « laisser de la corde » à ce milieu; qui, jusqu’à aujourd’hui, semble s’en être fort bien tiré à cet égard, puisqu’il n’y a jamais eu de plainte relative au port de signes religieux de la part d’enseignant.e.s. Alors qu’inversement le projet de le leur interdire, lui, en suscite, et pas rien qu’un peu. Et ce non seulement en raison du «changement» que cela impliquerait, mais aussi, surtout, en raison de droits fondamentaux, individuels, mis à mal; tant eu égard à la Déclaration universelle et aux chartes, qu’à de récentes décisions de la Cour suprême illustrant que pour pouvoir empêcher, légitimement, qqn d’agir, de bonne foi, en fonction de ce que requiert d’elle/lui sa conscience propre, ça prend de fichues de bonnes raisons. Lesquelles ne seraient pas ‘rencontrées’, incidemment, dans le cas présent concernant les enseignant.e.s.

    Enfin, il est frappant (’striking’) de constater à quel point le ‘Père’ — (le père de ‘Justin’) — avait, déjà en son temps, incroyablement bien ‘cerné’ ou résumé la chose, i.e. le dilemme sévissant entre conscience et loi, entre obéir à celle-ci ou à celle-là en premier, lorsqu’advient incompatibilité entre elles. Il avait dit, donc, il y a un demi-siècle: « la conscience est notre seul guide, et si la loi viole notre conscience, je crois que nous devons désobéir à la loi. » (La Tribune, 25 août 1971, p. 7).

    • andre boivin

      merci pour ce texte vraiment bien dit , mais moi je vis cette realite , ma femme porte le hijab prof de francais et je suis musulman quebecois de souche , tout a change depuis 10 ans environs , elle voit la haine des gens maintenant ,elle ne sort plus seule ,elle est profondement croyante et n emlevera pas son voile , mais c est triste de voir les gens qui n ont jamais parle a une musulmane les detester a ce point ! encourager par le journal de montreal dont 95% des chroniqueurs sont islamophobes et racistes , mais c est la vie et nous devons la vivre et l accepter, salam alikoum

      • Mario Desfossés

        Cette loi sur la laïcité a justement pour but de traiter tout le monde de façon égale, et quand vous dite voir de la haine, puisque le sujet est la loi sur la laïcité, j’imagine que vous voulez dire que tous ceux qui sont contre le port de signes religieux pour les professeurs vous paraissent avoir de la haine et sont selon vos dires des gens qui n’ont jamais parlé à des musulmans. Dans ce cas je trouve que vous généralisez énormément. Madame Leila Lesbet, Madame Houda-Pépin, Djemila Benhabib (qui est professeur d’université soit dit en passant) et un très grand nombre de femmes musulmanes sont pour cette loi, donc l’islamophobie à laquelle vous faites référence n’est pas la motivation de ceux qui sont pour la loi avec comme preuve ces femmes qui sont musulmanes. Le journal de Montréal vous paraît peut-être islamophobe juste parce que vous même avez des préjugés contre ceux qui ne pensent pas comme vous. Cette loi est souhaité dans un but de neutralité, pas de ségrégation. Un signe religieux identifie notre appartenance, donc par définition nous sépare de ceux qui ne sont pas de ce groupe, au contraire, si tout le monde est en apparence semblable, nos différences ne sont pas marqués. C’est beaucoup plus rassembleur vous ne pensez pas?

    • Mario Desfossés

      Vous faite un bel éloge de monsieur Trudeau père, mais il ne faut pas oublier non plus que monsieur Trudeau père a lui-même inclus la close dérogatoire dans la charte afin d’être capable de contourner cette même charte qui nous est si chère. C’est lui et personne d’autre qui l’a inclus dans la charte. Oui il a été visionnaire au niveau conscience sociale, mais il a aussi été visionnaire de prévoir que les dirigeants futurs auraient, pour des besoins spécifiques, besoin de contourner cette charte. Pour ce qui est de la discrimination, pour qu’il y ait discrimination il faudrait qu’une communauté en particulier soit ciblée, présentement toutes les religions sont ciblées, donc par définition il n’y a aucune discrimination. Pour ce qui est de la commission des droits, elle fait appliquer les lois, elle ne les votes pas ces dites lois. Si le gouvernement vote cette loi, la commission devra s’y conformer pour émettre une opinion. Pour les pays où il existe une loi similaire, car il y en a, un jugement a déjà été rendu par « La Cour européenne des Droits de l’Homme, » qui est une cour internationale qui a juridiction sur ces pays, et elle a statuée que « le port du foulard n’appartient pas au noyau intangible de la liberté de religion et qu’on ne peut nier le message religieux véhiculé par le voile d’une enseignante. » https://www.doctrine.fr/d/CEDH/HFDEC/ADMISSIBILITY/2001/CEDH001-32006, donc, si la loi est votée, elle sera légale selon la charte canadienne et rencontrera les jurices prudences internationales en la matière. En terminant, quand vous dite que « d’empêcher des adultes de s’adonner à la profession enseignante — (du fait que pour une personne donnée il peut être considéré impératif en conscience de ne pas se départir d’un signe religieux au travail), » le gouvernement ne veut pas empêcher qui que ce soit de pratiquer sa profession, si quelqu’un refuse d’enlever son signe religieux ce sera son choix personnel et non le choix du gouvernement. Il faut savoir faire cette différence, car bien que vous citiez monsieur Trudeau père qui disait que « la conscience est notre seul guide, et si la loi viole notre conscience, je crois que nous devons désobéir à la loi. » Il faut noter que ce sera par choix personnel sans protection juridique puisque monsieur Trudeau n’a pas cru bon de mettre une protection légale qui permet de désobéir à une loi selon sa bonne conscience. Donc oui, vous avez le droit de désobéir à une loi, c’est ce que font tous ceux qui subissent les effets d’avoir désobéi à une loi, mais il est important de comprendre que les conséquences qu’ils subiront ne seront imputable qu’à eux et non au gouvernement.

      • Denis Beaulé

        De fait, comme vous dites, et Trudeau père l’ajoutait d’ailleurs lui-même après avoir dit qu’on doit privilégier la voix de sa conscience — qu’on n’en doit pas moins s’attendre à en « payer le prix », i.e. à subir les conséquences d’une telle désobéissance à la loi. Pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement. N’empêche…

        Il est frappant de constater l’éminente ressemblance entre ce que disait P. E. T. à l’époque et l’ultime conclusion à laquelle on en est venu.e.s à la Cour suprême plus récemment, savoir la suffisance d’une «croyance sincère» (en conscience) pour justifier l’exercice d’une liberté ou d’un droit fondamental, tel celui d’«affichage» d’une croyance religieuse par le port d’un signe en témoignant. À la fin, la conscience arriverait toujours première.

        LE Problème concernant le recours a priori à la clause dérogatoire pour PL21, c’est que celui-ci ne s’avère pas véritablement justifié en ce cas. Du fait que tel recours n’est bienvenu, souhaitable ou acceptable, qu’en cas de situation exceptionnelle, où il y aurait menace ou danger ou encore urgence. D’altération, de détérioration ou désagrégation éventuellement graves d’une situation, d’une communauté, etc. Ce qui n’est aucunement le cas relativement au port de signes religieux en Éducation. Considérant que, le ministre vient de le redire encore il y a trois jours, il y aurait moins de 1 % d’étudiants en portant des signes considérés religieux dans les facultés d’Éducation… Imaginez, ce n’est certes pas un tel « moins de 1 % » qui peut constituer une «menace», un danger ou un «péril» en vue. Comme en témoigne d’ailleurs on ne peut mieux ce fait qu’il n’y en a jamais eu de plainte à cet égard d’une part et que n’existe aucune étude d’autre part démontrant ni même suggérant que tel aurait été, aurait pu être ou pourrait être le cas. Sans compter qu’un signe, en soi, n’implique en rien que la personne le portant fera preuve de plus ou moins d’impartialité. Puisqu’il peut y avoir prosélytisme religieux avec ou sans signe. Et c’est cela, cela seul qui est à proscrire. Pas de (sa)voir si une enseignante a foi ou pas en quelque chose ou en quelqu’un.

        Une fois que t’interdis l’«affichage» de ta foi, tu contreviens au droit à l’égalité eu égard à la liberté de religion. Tu n’es plus considéré.e égal.e, lorsque que de laisser voir que tu «crois» a moindre ‘valeur’ soit que de n’en rien laisser voir ou que de laisser voir que tu ne «crois» pas. (Sera-t-il interdit, symétriquement, de ne rien laisser transparaître manifestant de qqn qu’il ou elle ne «croit» [en] «rien»?).

        La clause grand-mère n’«arrange» pas tout. Et n’«arrange» guère entièrement non plus. Elle ne fait que déplacer la barrière — à l’entrée (il n’y aurait plus de porte d’entrée ou celle-ci se verra barrée pour d’aucun.e.s). Puis y aurait-il aussi le cas de ceux et surtout celles qui auront le malheur de changer de fonction ou d’institution dans le réseau.

        Le plus triste, enfin, c’est la méprise, inaltérable, sévissant à propos de cet enjeu qui n’en pas un. Car, voyez-vous, combien de plaintes, quel est pourcentage de plaintes à la CDPDJ en rapport avec du religieux? 2 %. 2 gros %. Ayoye! Lorsqu’on combine, donc, cet inédit «score» à l’autre — (le moins d’un pour cent de ‘signes’ en Éducation) —, on ne peut qu’être abasourdi de constater qu’un gouvernement aura cru devoir recourir à un missile ou à un char d’assaut pour ‘disposer’ d’une maringouine (au féminin car seules les femelles piquent).

    • Denis Beaulé

      C’est il y a 7 ans aujourd’hui même que j’avais fait part ici en Métro la première fois de cette prééminence de la conscience sur tout le ‘reste’
      https://journalmetro.com/opinions/courrier-des-lecteurs/74726/courrier-des-lecteurs-du-17-mai/
      Et hier, l’archevêque de Montréal y est allé à son tour de quelque chose à ce propos, en rapport, encore, avec ce projet de loi, censément sur la laïcité…, qui disait, ma foi (c’est l’cas de le dire…;-), sensiblement la même chose.

  • Patrice Giroux

    Le fédéralisme est un pensionnat religieux et monarchiste, incapable d’extraire la charte de la suprématie de Dieu ou le serment de citoyenneté à la Reine, et un pensionnat pro pétrole. Le Québec est un pensionnaire qui se rebiffe avec « raison ». Ses grands prêtres – au premier chef Taylor, préfèrent l’obéissance de sujets convertis, bien instruits des observances et assermentés, qu’ils soient autochtones ou nouvel arrivant. Le Canada n’a simplement pas intérêt à défendre la liberté de conscience et à comprendre la part central du «pouvoir» qu’il y a dans les religions universalistes et traditionnelles, qui ne se limitent jamais à un droit et à une liberté, encore moins sur une base individuelle.

  • Houda

    Bonne entrevue – ça fait du bien une entrevue sans sensationnalisme et argument populiste

  • Henri Gerardin

    Pitoyable !