Montréal

Décompte vers un Jour de la Terre «prometteur» à Montréal

Décompte vers un Jour de la Terre «prometteur» à Montréal
Photo: Yves Provencher/MétroChaque 22 avril rassemble plusieurs personnes dans les rues de Montréal.

Un mois après l’immense manifestation environnementale du 27 septembre, un autre événement d’envergure se prépare déjà à Montréal. Avec l’administration Plante, plusieurs organismes s’affairent déjà à la préparation du Jour de la Terre, dont le 50e anniversaire sera célébré le 22 avril.

Le décompte de six mois vers le Jour de la Terre est lancé aujourd’hui à travers la planète. À Montréal, la mobilisation est déjà bien entamée.

«Il va y avoir quelque chose de très particulier, mais ce sera aux populations locales de définir ce qui se passe. Les conversations sont déjà bien engagées avec la Ville de Montréal», explique à Métro le directeur du Jour de la Terre au Québec, Pierre Lussier.

Des solutions, pas des casseroles

Le porte-parole soutient que son organisation veut rendre les célébrations «utiles et pertinentes» pour les Montréalais.

«On veut les aider à comprendre les efforts qu’ils auront à faire dans les prochaines années pour lutter contre les changements climatiques. Autant individuellement qu’auprès des pouvoirs politiques», résume-t-il.

S’il en était autrement pour d’autres rassemblements, le Jour de la Terre ne cherchera pas «à célébrer l’engagement ou la nécessité de l’urgence». Mais surtout à «souligner les gestes qu’on peut faire dès maintenant, dans le concret», insiste M. Lussier.

«On ne va pas taper sur des casseroles. Mais si vous me dites que de taper sur ces casseroles va sauver l’émission de tonnes de CO2, là on va le faire.» -Pierre Lussier

M. Lussier souhaite ainsi se distinguer des autres manifestations écologistes. D’après lui, c’est justement parce qu’il rendra la crise climatique compréhensible que le 22 avril sera significatif à Montréal.

Ce n’est pas non plus un hasard si l’événement est organisé en collaboration avec la Ville de Montréal.

«On souhaite aussi que ce soit un moment de conscience pour y voir plus clair. Où on s’en va pour les 15 prochaines années en termes de transition écologique dans les municipalités? C’est aussi ça notre démarche», illustre-t-il.

D’autres actions à prévoir

Appelé à réagir, le porte-parole du mouvement La Planète s’invite au Parlement, François Geoffroy, n’exclut pas que son groupe participe aux festivités.

«Il faudra voir sous quels termes ça va se faire, juge-t-il. Présentement, ce qu’on sait, c’est que la société civile mène le bal au niveau de la mobilisation.»

Son organisation avoue être «encore en débriefing» par rapport à la manifestation monstre du 27 septembre dernier. Mais elle dit toutefois vouloir aller encore plus loin.

«Il y a des étudiants et des travailleurs syndiqués avec qui ont est déjà en discussions pour envisager d’autres grèves futures, au printemps», avoue M. Geoffroy.

«C’est sûr qu’on sera en action ce printemps. On ne peut pas juste dire comment, où et quand pour le moment.» -François Geoffroy, porte-parole de La Planète s’invite au Parlement

De 1970 à 2020

Aux États-Unis, la présidente du Earth Day Network, Kathleen Rogers, espère voir encore plus de gens sortir dans les rues le 22 avril. Objectif: prouver aux pouvoirs politiques que l’engouement n’est pas éphémère.

«Je m’attends à voir encore plus de rassemblements, encore plus d’assistance. Ça doit être plus gros si on veut continuer le mouvement», explique-t-elle à Métro.

La militante écologiste rappelle qu’en avril 1970, lors de la toute première célébration du Jour de la Terre, des millions de personnes étaient descendues dans les rues. Et ce pour protester contre l’ignorance des gouvernements en matière d’environnement.

Le sénateur américain Gaylord Nelson est souvent considéré comme le père du Jour de la Terre.