Applebaum a toujours la confiance du gouvernement
Le maire de Montréal, Michael Applebaum, a reçu mercredi l’appui du ministre responsable de Montréal, Jean-François Lisée.
«Nous sommes dans un État de droit,», a déclaré mercredi matin, M. Lisée, ministre des relations internationale et responsable de la métropole. Il a ajouté que «tant qu’il n’y aurait pas d’accusation, il fallait respecter la présomption d’innocence», tout en précisant que M. Applebaum collaborait avec la police.
L’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, qui avait à sa tête Michael Applebaum, jusqu’à récemment, fait partie des six arrondissements perquisitionnés. Un article de La Presse soulignait il y a un mois que M. Applebaum pourrait être impliqué dans un cas de dézonage douteux impliquant le crime organisé dans son arrondissement.
Selon le module d’Enquêtes de Radio-Canada, lors de leurs perquisitions, les policiers cherchaient notamment des preuves concernant une facture de 100 000$ liée au financement illégal d’Union Montréal. Cette dernière aurait été fractionnée et dispersées dans les comptes d’arrondissements pour en camoufler le montant global, selon Radio-Canada.
Lors d’un point de presse, M.Applebaum a réitéré le fait qu’il ne faisait l’object d’aucune enquête. Il n’a toutefois pas voulu dévoiler de détails sur les perquisitions. «Je ne veux pas nuire au travail de l’UPAC», a t-il ajouté. M. Applebaum a encore nié avoir reçu un quelqu’onque financement de la part d’Union Montréal, lors des élections dans son arrondissement de Côte-des-Neiges-NDG. «On a utilisé des pancartes et des dépliants mis à notre disposition par le parti, mais mis à part ça toutes les sommes ont été ramassées par chacun des candidats», a t-il soutenu.
En matinée, lors de la séance du comité exécutif, le conseiller de Verdun, Alain Tassé, a indiqué que les policiers cherchaient, mardi, des documents datant de 2004 à 2005. L’arrondissement de Verdun fait partie des six arrondissements pilotés par Union Montréal (le parti de l’ex-maire Gérald Tremblay).
Les bureaux d’Union Montréal, le parti de l’ex maire Tremblay ont eux aussi été perquisitionnés. Le parti est soupçonné d’avoir collecté illégalement des ristournes de 3% sur plusieurs contrats de construction. Union Montréal était jusqu’ici sorti indemne des enquêtes du Directeur général des élections du Québec (DGEQ).