Montréal

Alimenter le futur: de quoi combler 600 enfants tout l'été

Le soleil avait beau briller de tous ses feux hier, pour une dizaine de bénévoles, l’été a dû attendre quelques heures. Rassemblés autour d’une grande table de la cuisine du collège Jean-de-Brébeuf, les bénévoles s’affairaient à préparer les 600 premiers lunchs destinés à des enfants défavorisés de l’île de Montréal.

Mis sur pied en 2000 par la Fondation Sodexo, en collaboration avec Moisson Montréal, le programme Alimenter le futur a permis la distribution de 160 000 lunchs au cours des huit dernières années. Cette année encore, 21 000 repas seront distribués en sept semaines à 600 enfants, uniquement sur l’île de Montréal.

«Il existe des programmes pendant l’année pour les enfants défavorisés qui leur assurent un repas le midi, mais pendant l’été, il n’y avait pratiquement rien de prévu», a expliqué à Métro Virginie Bronsard, vice-présidente culture et engagement chez Sodexo. Alimenter le futur a été créé pour pallier ce manque. Depuis, le programme peine à répondre à la demande.

«Cette année, nous aidons neuf centres, principalement situés dans le Sud-Ouest, Mercier, Hochelaga et Rosemont, a précisé Johanne Théroux, directrice générale de Moisson Montréal. On sait qu’on pourrait en aider plus, mais on est limité par les denrées et la main-d’Å“uvre. C’est toute une commande de préparer 600 lunchs chaque jour pendant sept semaines!»

Cinq nouveaux organismes communautaires s’étaient inscrits cette année afin de profiter des lunchs gratuits pour les enfants, mais une seule demande a pu être acceptée.

Faire beaucoup avec peu
Les 600 lunchs préparés quotidiennement par les bénévoles de Sodexo et de Moisson Montréal relèvent pratiquement de l’exploit. «Si on devait bâtir un programme du genre aujourd’hui, il faudrait un très gros budget», a indiqué Zachary Rhissa, coordonnateur aux liaisons communautaires.

L’apport de nombreux collaborateurs et bénévoles permet cependant au programme de survivre à très peu de frais. «Il y a bien sûr beaucoup de frais cachés, a noté Virginie Bronsard. Tout le monde travaille bénévolement, la cuisine nous est prêtée, les denrées proviennent en grande partie de Moisson Montréal et les livraisons sont assurées par la Mission Old Brewery, qui nous charge uniquement les coûts en essence. C’est incroyable de voir tout ce qu’on peut faire avec si peu!»

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