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Olga Belkin : Entre excellence et spiritualité

«La valeur n’attend pas le nombre des années.» La citation de Corneille s’applique bien à Olga Belkin. Cette étudiante en littérature française et en linguistique à l’Université de Montréal, née en Russie et vivant au Québec depuis 17 ans, mène une vie très remplie.

 

À 21 ans, la jeune adulte préfère limiter ses activités, privilégiant la qualité plutôt que la quantité. Son horaire, la semaine, est très régulier : «Je me lève, je vide le lave-vaisselle, je vais à l’école, je rentre, je fais mes devoirs, je fais le ménage, je regarde un film avec mon copain et je vais me coucher. C’est tout. Il n’y a que 24 heures dans une journée, et j’essaie de réaliser tout ce que je fais en profondeur.»

Si on se fie à cette journée type, Olga Belkin semble mener une vie tranquille. Sauf qu’elle parvient aussi à caser dans son emploi du temps quelques heures d’enseignement dominical à l’école russe Saint-Nicolas (ce qu’elle fait depuis trois ans déjà), un poste de traductrice sur un site environnemental, du travail auprès de la fondation Fais-Un-VÅ“u, du jardinage communautaire à Notre-Dame-de-Grâce («c’est mon petit bonheur du samedi matin»), un peu de badminton, les amis, la famille…
 
Polyglotte

Et son entourage a beaucoup d’importance à ses yeux. «Je vis au Canada, mais j’ai grandi dans une famille russe. J’ai toujours parlé cette langue chez moi. Mes grands-parents étaient russes, et j’ai fréquenté l’école russe pendant huit ans. Jusqu’à l’âge de 15 ou 16 ans, tous mes amis étaient russes.»

Olga ne se contente pas de parler parfaitement le français, le russe et l’anglais : elle a ajouté à sa palette linguistique l’italien, le slavon [langue liturgique des Slaves orthodoxes ou vieux slave] et le latin. Elle a obtenu un baccalauréat français du Collège Marie de France en 2006 avec la mention très bien et les félicitations du jury, sa note étant de 19 sur 20. Pourtant, pour elle, choisir la littérature et la linguistique n’a pas été si évident que ça. «Mes parents espéraient me voir évoluer dans un milieu scientifique. Moi, j’ai fait ce que j’ai voulu, et ça a marché.»

Une religion omniprésente

Mais c’est d’abord et avant tout son activité du week-end qui fait vibrer son âme.

L’Église orthodoxe russe Hors-Frontière, à la cathé­drale Saint-Nicolas, rythme ses samedis et dimanches.

«Je suis directrice d’une chorale de 25 personnes associée à ma paroisse. C’est ma plus grosse activité.»

Dans 10 ans, la Russo-Canadienne se voit mariée, enseignante et mère d’un ou deux enfants. «C’est très important pour moi d’être intègre. Je ne cherche pas à être populaire.»

Aujourd’hui en troisième année universitaire, Olga poursuit son bonhomme de chemin, accumulant les bourses d’excellence. «Je ne sais pas encore si je souhaite aller jusqu’au doctorat.» Une chose est sûre, ce ne seront sûrement pas ses résultats universitaires qui l’en empêcheront!

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