Infrastructures désuètes à l'AMT
Les trains de banlieue de l’Agence métropolitaine de transport (AMT) «souffrent du même mal que la majorité des infrastructures», c’est-à-dire de désuétude, a lancé hier en conférence de presse son président, Joël Gauthier.
«Notre réseau est vieillissant, et ça commence à paraître sérieusement», a-t-il ajouté. Expliquant les nombreux bris, retards et annulations qui pénalisent les usagers depuis un mois, il a rappelé que les infrastructures ferroviaires du réseau datent de plus de 50 ans.
Afin de renouveler le réseau, l’AMT se dotera de 160 nouvelles voitures à deux étages dès la fin de l’automne 2009, ainsi que de 20 locomotives à compter de 2011. Aux dires de M. Gauthier, une somme de 622 M$ déjà consentie par le gouvernement du Québec permettra à l’AMT d’augmenter sa capacité d’accueil de 70 %.
Des voies de contournement, de nouveaux systèmes d’aiguillage, des
systèmes de signalisation renouvelés ainsi que des panneaux d’affichage numérique pour une meilleure communication avec les usagers font également partie du plan de redressement de l’AMT.
Deux-Montagnes, une ligne récente mais problématique
La ligne de Deux-Montagnes, qui a un taux de performance inférieur à celles de Delson-Candiac, de Blainville et de Mont-Saint-Hilaire, est en service depuis 13 ans seulement.
Selon Nancy Fréchette, vice-présidente à l’exploitation de l’AMT, les problèmes de cette ligne sont distincts de ceux de l’ensemble du réseau. «Depuis sa mise en service, cette ligne électrique a subi cinq réfections majeures, a-t-elle souligné. Notre équipe, avec des experts de Bombardier, va réviser son système de propulsion et la conception du moteur. Des recommandations seront faites sous peu.»