Journée internationale contre l'homophobie: pour la tolérance et la diversité
L’homosexualité est sans frontières. C’est ce que cherchent à faire comprendre les organisateurs de la journée internationale de la lutte contre l’homophobie, qui se déroulera sous le thème des réalités homosexuelles et l’homophobie au sein des communautés culturelles.
Métro s’est entretenu avec Stéphane Giroux, coordonnateur du comité de diversité culturelle du Groupe de Recherche et d’Intervention Sociale (GRIS-Montréal), dont l’une des activités est prévue au parc Lafontaine ce dimanche.
Est-ce encore difficile en 2009, au Québec, d’être gai et de faire partie d’une minorité ethnique?
Oui. L’homosexualité est encore très taboue dans certaines communautés. Certains gais ou lesbiennes sont déchirés entre deux appartenances, celle à la communauté gaie et celle à leur communauté culturelle. Beaucoup sont victimes d’une double discrimination.
Dans le monde, quelle place occupe le Québec dans la lutte contre l’homophobie?
Le Québec est un pionnier en la matière. La journée internationale est une création québécoise qui est soulignée un peu partout sur la planète. Le Canada est d’ailleurs l’un des rares pays à accepter les demandes de statut de réfugié en raison de l’orientation sexuelle.
Quel est l’objectif du rassemblement de dimanche?
On veut surtout montrer un visage différent de l’homosexualité et les réalités que vivent les gais et lesbiennes africains, asiatiques ou latino-américains. Le but est de montrer que ça existe et que ce n’est pas seulement une affaire de Blancs.