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SNAP Québec contestera en cour l’expansion du port à Contrecoeur

Maquette montrant une vue aérienne du projet d'expansion du port de Montréal à Contrecoeur.
Maquette du projet d'expension des installations portuaires à Contrecoeur. Photo: Courtoisie - Administration Portuaire de Montréal

La Société pour la nature et les parcs (SNAP Québec) se présentera en cour fédérale pour contester le projet d’expansion des installations de l’Administration portuaire de Montréal à Contrecoeur, sur la Rive-Sud. L’organisme environnementaliste publie aussi une étude qui met en doute la rentabilité du projet.

SNAP Québec s’est publiquement opposée au projet à Contrecoeur au cours des dernières années, notamment à cause de son impact sur l’habitat du chevalier cuivré, un poisson menacé d’extinction. L’organisme a notamment dénoncé le feu vert accordé au projet la semaine dernière.

Une étude récente commandée par SNAP Québec met en lumière des préoccupations économiques, stratégiques et environnementales concernant le projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur. Selon cette analyse, le projet pourrait devenir un fardeau financier pour les contribuables canadiens en raison de sa potentielle sous-utilisation et de sa non-rentabilité.

Des projections «irréalistes»

Le projet d’expansion de l’Administration portuaire de Montréal, initialement conçu dans les années 1980, est aujourd’hui confronté à des réalités logistiques et stratégiques qui ont considérablement évolué. Éric Pineault, professeur à l’UQAM et co-auteur de l’étude, souligne que l’augmentation prévue du transit de conteneurs ne s’est pas concrétisée. Le nombre de conteneurs et – surtout – les tonnes métriques de marchandises transitant par le port ont plutôt diminué depuis la pandémie, note le chercheur.

«Le projet d’agrandissement du Port de Montréal à Contrecœur repose sur des projections irréalistes d‘augmentation du flux de conteneurs dans le fleuve Saint-Laurent, projections démenties par les données sur le trafic réel de marchandise. Le Port de Montréal mise sur une croissance qui n’est pas au rendez-vous. Il est encore temps d’arrêter la construction de ce qui risque d’être une infrastructure sous-utilisée», indique Éric Pineault.

Henri Chevalier, doctorant à l’Université Waterloo et co-auteur de l’étude, ajoute que le Port de Montréal, loin d’être saturé, ne parvient pas à atteindre ses objectifs de trafic. Il souligne également que le terminable de Contrecoeur est «incapable d’accueillir 70 % de la flotte mondiale» parce que le fleuve n’est pas suffisamment profond pour accueuillir les plus gros navires.

Impacts environnementaux préoccupants

Outre les enjeux économiques, le projet d’expansion à Contrecœur pose des risques environnementaux significatifs. SNAP Québec n’est pas convaincu des mesures prises pour protéger l’habitat essentiel du chevalier cuivré, une espèce unique au Québec.

«Comment peut-on justifier d’engloutir aveuglément autant de fonds publics et de contourner nos lois environnementales pour un projet qui s’annonce déjà comme non-rentable et destructeur de notre majestueux fleuve Saint Laurent?», questionne Alain Branchaud, directeur général de SNAP Québec.

M. Branchaud compare le projet de l’APM à un «éléphant blanc financé par nos gouvernements au profit d’une poignée de requins blancs».

Plus de détails à venir.

Cet article a été produit par l’intelligence artificielle et édité par un journaliste. Veuillez consulter notre Politique d’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins journalistiques pour en savoir davantage sur nos pratiques concernant l’IA. Pour toute question, contactez Olivier Robichaud, rédacteur en chef, à l’adresse orobichaud@journalmetro.com.

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