Les autobus intègrent l'îlot Voyageur
Depuis 10 jours, les autocars de la Station centrale occupent les garages qui leur avaient été réservés dans l’îlot Voyageur. Le service de colis Expédibus a également intégré de nouveaux bureaux, et les chauffeurs d’autobus ont droit à une nouvelle salle d’attente.
Une entente hors cour survenue le 16 mars à la suite du dépôt d’une
requête en injonction a permis à la Station centrale d’intégrer l’îlot
Voyageur le 1er juin.
Impossible toutefois de savoir si l’arrivée de ces nouveaux locataires dans l’îlot inachevé annonce une éventuelle reprise des travaux, interrompus depuis le printemps 2007. Le promoteur immobilier Busac et l’UQAM, qui sont toujours liés au projet, n’ont pas répondu aux appels de Métro hier.
Pour la Station centrale, qui opère le seul terminus d’autocars sur le territoire montréalais, il ne fait cependant aucun doute que le projet doit être achevé le plus rapidement possible.
«Il faut absolument qu’il se passe quelque chose, a indiqué à Métro Gilles Corriveau, porte-parole de la Station centrale. Soit on finit les résidences et la gare et on démolit le reste, soit on construit deux édifices comme c’était prévu au départ. Mais il faut que ça bouge.»
M. Corriveau a d’ailleurs rappelé que la requête pour l’émission d’une injonction permanente déposée en décembre devant la cour était toujours valide. La procédure vise à mettre un terme au statu quo actuel et à forcer l’achèvement des travaux.
Solution temporaire
Le transfert, le 1er juin, d’une partie des activités de la Station centrale vers l’îlot Voyageur a permis de régler les problèmes de sécurité qu’occasionnaient les déplacements des autocars du stationnement temporairement établi au nord de la Grande Bibliothèque vers la gare. La solution est cependant loin d’être idéale.
«On parle encore d’une situation temporaire, a affirmé Gilles Corriveau. C’est comme si on avait changé un pansement sur une plaie. On est encore loin du projet final.»
Les passagers ne peuvent d’ailleurs pas transiter par l’îlot Voyageur puisque la nouvelle gare n’est pas terminée. Il manque notamment un lien souterrain entre la nouvelle gare et la station de métro Berri-UQAM. La construction de ce lien fait partie des conditions préalables au déménagement de la vieille gare.
Cet élément ne constituerait cependant pas une priorité pour le moment. Le vieillissement du bâtiment inachevé représenterait un défi beaucoup plus pressant. «Le problème, avec le bâtiment, c’est que des matériaux qui ont été conçus pour être à l’intérieur se retrouvent à l’extérieur, a expliqué M. Corriveau. Il y a des risques majeurs d’infiltrations d’eau qui pourraient endommager la structure de l’édifice et les équipements qui s’y trouvent.»
La Station centrale est liée par contrat à l’îlot Voyageur pour près de 25 ans, mais elle n’est aucunement impliquée dans les négociations qui pourraient avoir cours entre Busac, l’UQAM et le gouvernement du Québec.