«Pas un sou» pour combattre la moisissure dans les écoles
Le gouvernement du Québec a annoncé, lundi, de nouveaux investissements de 110,5 M$ pour les écoles montréalaises, mais des groupes de parents s’inquiètent du manque d’action pour éviter la fermeture d’écoles due aux éclosions de moisissure.
Ces investissements serviront, entre autres, à construire une nouvelle école primaire dans l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville, et à agrandir 17 écoles existantes. En tout, les trois commissions scolaires montréalaises devraient pouvoir ajouter 184 salles de classe et gymnases.
Quant aux quelque 100 M$ par année demandés par l’Alliance des professeures et professeurs de Montréal pour l’entretien des écoles de la CSDM, Mme Malavoy avoue ne pas en avoir les moyens. «On procède en fonction des moyens financiers que nous avons. Cette année, on fait un effort pour la construction et l’agrandissement, on fait un effort pour le maintien des bâtiments, mais je ne peux pas vous dire “j’ai un milliard pour les écoles de Montréal” », s’est-elle défendue en conférence de presse, lundi.
Mme Malavoy n’a pas non plus offert de marche à suivre pour remédier à la moisissure dans certaines écoles montréalaises. La ministre s’est contentée de dire qu’on annoncerait «bientôt» les projets qui seront retenus pour le maintien des bâtiments.
Pour Manon Ricard, présidente du comité central des parents de la CSDM, le gouvernement doit agir pour stopper les fermetures d’écoles liées à la moisissure. «À cause de la fermeture d’écoles, il y a maintenant des quartiers vides, et d’autres qui débordent, a-t-elle martelé, faisant allusion aux déménagement d’écoliers vers des écoles plus saines. Là où le bât blesse, c’est quand on annonce la fermeture d’autres écoles à cause de la moisissure. On fait absolument rien pour régler cette question-là.»
«Il y a déjà six écoles qui ont fermé à cause de ça, et il y’en a une septième qui va fermer avant la rentrée de 2014, a renchéri Yves Parenteau, porte-parole de la Coalition pour des écoles saines à la CSDM. Cela fait deux annonces successives d’investissements de la part du gouvernement où on néglige la question de la moisissure. Il n’y a toujours pas un sou d’annoncé.»
M. Parenteau a rajouté que quelque 800 élèves sont toujours déplacés vers d’autres écoles, et que trois écoles voisines d’Hochelaga-Maisonneuve, les écoles Baril, Hochelaga et Saint-Nom-de-Jésus, sont toujours fermées, ce qui a «un effet dévastateur pour le quartier».