La réglementation est là pour rester
Les cyclistes armés de leur monture qui sont confinés au premier wagon du métro, et ce, uniquement hors des heures de pointe devront prendre leur mal en patience. La Société de transport de Montréal (STM) n’a pas l’intention, pour le moment, d’assouplir sa réglementation.
Le règlement R 036-1, qui limite les périodes au cours desquelles les vélos sont admis dans le métro et les espaces qu’ils peuvent occuper, est essentiel pour assurer la sécurité des usagers, fait valoir la STM. Son application est particulièrement nécessaire lors d’événements spéciaux qui entraînent un achalandage plus important dans le métro.
«Plus il y a de monde dans le métro, plus les risques sont importants, rappelle Marianne Rouette, conseillère aux affaires publiques de la STM. C’est déjà beaucoup de gérer tous ceux qui circulent dans le métro pendant les heures de pointe et les grands événements…»
Plus de souplesse
Chez Vélo-Québec, on admet que faire circuler des vélos dans le métro aux heures de grand achalandage n’est pas simple. On estime tout de même que la réglementation pourrait être moins restrictive.
«On pourrait faire un peu plus de place aux vélos, affirme Suzanne Lareau, présidente directrice générale de Vélo-Québec. La STM se dit favorable à l’intermodalité, qui peut inclure l’utilisation du vélo et du métro. Il serait dans l’intérêt de tout le monde que la réglementation soit rafraîchie.»
Mme Lareau croit que plusieurs éléments du règlement, qui date de près de 25 ans, pourraient être revus.
La STM répond simplement qu’elle ne ferme pas entièrement la porte à l’idée. «On ne dit pas que ça [une refonte de la réglementation] ne se fera pas un jour, affirme Mme Rouette. Mais pour le moment, ce n’est pas dans les intentions de la STM.»