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Les émissions de GES ont chuté de 6% sur l’île de Montréal

Photo: Métro

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) ont diminué de 6% sur l’île de Montréal en 2009, par rapport au niveau de 1990, d’après un inventaire qu’a rendu public mercredi la Ville de Montréal. «On a réussi à faire des efforts considérables, mais il reste encore du travail à faire», a convenu la responsable du Développement durable et de l’Environnement au comité exécutif de la Ville de Montréal, Josée Duplessis. En 2005, la Ville de Montréal s’est donnée comme objectif d’abaisser de 30% ses émissions de GES d’ici 2020.

La réduction des émissions de GES enregistrée en 2009 est, entre autres, attribuable à l’abandon des systèmes de chauffage au mazout. Ceci a provoqué une chute de 40% des émissions polluantes dans le secteur résidentiel.

Une meilleure gestion des matières résiduelles a également contribué à réduire les GES, notamment par une meilleure captation des biogaz dans les sites d’enfouissement et par une hausse du taux de recyclage.

D’un autre côté, les transports – la principale source d’émissions de gaz à effet de serre – ont atténué la réduction des GES à Montréal. Bien que les véhicules soient davantage efficaces sur le plan énergétique en 2009 qu’en 1990, l’augmentation du nombre de camions légers et lourds sur les routes montréalaises a provoqué une hausse de 5% des GES dans ce secteur.

Les bâtiments commerciaux et institutionnels ont aussi dégagé davantage de gaz polluants en 2009 puisqu’ils sont plus nombreux et qu’ils sont dotés de système de chauffage polluant comme ceux qui fonctionnent avec du mazout.

La Ville de Montréal a pour sa part réduit de 28% les émissions de gaz à effet de serre dégagées par ses bâtiments, ses véhicules, ses équipements et par les activités dont elle est responsable. Son objectif était de les réduire de 20% d’ici 2020. «On a fait nos classes. On va être capable d’être leader», a dit Mme Duplessis. Elle a indiqué que l’actuelle administration de Montréal entendait se donner de nouvelles cibles de réduction des GES pour que «les candidats [aux prochaines élections municipales] sachent dans quoi ils s’embarquent».

Pour le porte-parole d’Équiterre, Steven Guilbeault, le bilan des émissions de GES de Montréal démontre qu’il est possible de mettre en place des mesures environnementales tout en assurant une certaine prospérité. «Contrairement à ce que le gouvernement de Stephen Harper prétend, ce n’est pas la catastrophe économique», a-t-il dit.

M. Guilbeault croit que Montréal doit miser sur le transport pour réduire davantage ses GES. «Il faut plus de transport en commun et moins d’auto solo, mais il faut aussi être capable de réaliser les projets dans les délais et en respectant les enveloppes budgétaires, a-t-il insisté. Sinon, on n’y arrivera pas.» Il a lancé une flèche au gouvernement du Québec qui, a priori semble enclin à développer les transports en commun à Montréal, mais investit dans de nouveaux projets d’infrastructures routières. «Les bottines ne suivent pas les babines», a-t-il déploré.

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