Au tour des Espagnols de soumissionner pour le renouvellement du métro de Montréal
Une entreprise espagnole veut décrocher le contrat de remplacement des voitures de métro. Elle a signifié aujourd’hui son intérêt à la Société de transport de Montréal.
Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles (CAF) croit posséder les capacités techniques, organisationnelles et financières pour construire les voitures de métro de Montréal roulant sur pneumatique.
Contrairement à l’entreprise chinoise Zhuzhou Electric Locomotive Company (ZELC), les Espagnols ne méprisent pas la technologie sur pneumatique.
CAF fait entre autres valoir son expérience dans la réalisation de voitures pour le métro de Mexico ainsi que pour celles du métro de Santiago, au Chili.
Si elle obtient le contrat, l’entreprise espagnole précise qu’elle s’implantera au Québec. «Nous entendons nous installer au Québec afin d’y effectuer la fabrication des caisses (véhicules) et leur finition extérieure, a indiqué par communiqué le directeur général des affaires internationales de CAF, Jesus Esnaola. Nous avons déjà identifié quelques sites où nous pourrions établir notre usine».
Le carnet de commande de CAF est évalué à environ 6,58 G$ CAN.
Les Chinois toujours intéressés
ZELC compte aussi faire une proposition. Les dirigeants devaient venir à Montréal avant l’échéance de l’avis d’intention de la STM, mais des problèmes de visa les en ont empêchés.
L’entreprise chinoise souhaite construire les voitures de métro sur des roues d’acier parce qu’elle croit que les pneumatiques représentent une technologie obsolète. Les roues d’acier permettraient selon elle des économies de coût et rendraient le métro de Montréal plus efficace.
La STM a émis une fin de non-recevoir aux arguments de ZELC.
Le 22 janvier, la STM a lancé un avis d’intention sur le marché international. Avec le gouvernement du Québec, la STM a réussi à s’entendre avec le consortium Alstom-Bombardier. Puisque le contrat prévoit la construction de 765 voitures et non de 336 comme c’était prévu à l’origine, cet avis d’intention a été publié afin d’écarter toute possibilité de poursuites judiciaires. Le contrat est évalué à 3,4 G$.