Montréal

Turcot poursuit Jean Charest jusqu'à Copenhague

La réfection du complexe Turcot est venue hanter le premier ministre Jean Charest à Copenhague, jeudi. L’organisation Équi­terre a remis à M. Charest une déclaration commune intitulée Faire plus et faire mieux avec le complexe Turcot. Ce document, signé par une trentaine de représentants d’organisations environnementales et de gouvernements – dont la chef de l’opposition de Mont­réal, Louise Harel, le directeur général de la Fondation David Suzuki, Karel May­rand, et le député de Jeanne-Le Ber, le bloquiste Thierry Saint-Cyr -, de­mande au gouvernement provincial de revoir le projet de réaménagement de l’important carrefour autoroutier.

«Vous affirmez qu’il est utopique de remettre en question le projet
Turcot et ses 25 000 automobiles supplémentaires d’ici 2006, peut-on
lire dans la déclaration commune. Nous pensons qu’il est plutôt
utopique de croire que le Québec sera en mesure de réduire de 20 % ses
émissions de gaz à effet de serre sous les niveaux de 1990 sans
remettre en question l’augmentation de la capacité routière que vont
engendrer les projets de l’autoroute 25, de la rue Notre-Dame et du
complexe Turcot.»

Repenser les priorités
Les signataires exigent que le transport collectif y soit priorisé, que la circulation routière y soit réduite et que la revitalisation des quartiers traversés par l’infrastructure soit assurée. Les signataires demandent au gouvernement de «ne pas se laisser aveugler par les discours alarmistes du MTQ sur la vétusté de l’infrastructure».

Travaux scindés
Ils suggèrent plutôt de «parer au plus urgent en remplaçant les structures surélevées tout en révisant l’ensemble du projet».
Selon les derniers plans du MTQ, qui ont été soumis au Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE), le complexe Turcot serait entièrement reconstruit sur des remblais et sa capacité routière serait augmentée.

Le gouvernement réagit
Le MTQ n’a toujours pas annoncé ses intentions pour le projet. Jean Charest a toutefois indiqué hier que le gouvernement considérait que le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) avait fait un excellent travail. Le premier ministre a ajouté que le gouvernement «ne fermait pas la porte à des changements» au projet.

Articles récents du même sujet