André Porlier: Vers une STM plus verte
Après avoir passé dix ans au Conseil régional de l’environnement (CRE) de Montréal, André Porlier a accepté, la semaine dernière, le poste d’adjoint au président de la Société de transport de Montréal (STM).
Chargé d’appuyer la réflexion et les stratégies de la direction, M. Porlier sera notamment responsable de l’aspect environnemental de la société. Son mandat sera d’une durée de trois ans. Métro s’est entretenu avec le nouvel adjoint de Michel Labrecque afin de faire le point sur sa nomination.
Comment vous êtes-vous retrouvé adjoint au président de la STM?
Le poste était occupé de façon temporaire depuis le mois d’avril environ. Cet automne, Michel Labrecque [le président de la STM], est entré en contact avec moi pour me demander si j’étais intéressé à me joindre à son équipe. J’ai longuement hésité. Ça faisait 10 ans que j’étais au CRE-Montréal, et je n’avais aucune raison de partir, je n’étais en conflit avec personne. En somme, j’avais le choix entre deux gâteaux. J’ai finalement décidé de goûter au nouveau.
En quoi consistera votre rôle à la STM?
Le poste d’adjoint au président est lié à la direction de la STM. Le poste a eu une géométrie variable selon la personne qui était en place, mais en règle générale, l’adjoint au président appuie la STM dans ses réflexions et dans le développement de stratégies. J’aurai un coup de main à donner pour le budget, mais mon mandat sera principalement d’appuyer la direction pour aider à faire de la STM une société plus verte. La STM a l’intention de mettre les bouchées doubles pour être la plus environnementale possible. Je vais l’accompagner dans ses démarches.
Quels sont les plus grands défis qui attendent la STM en termes de développement durable?
La STM a déjà démontré sa volonté avec, entre autres, son Plan environnemental. Et même si tout le monde reconnaît que le transport en commun fait partie de la solution dans le contexte de la lutte aux gaz à effet de serre (GES), la STM doit donner l’exemple. On doit regarder toutes les solutions possibles, regarder ce qui se fait ailleurs en matière d’autobus et d’électrification du transport, par exemple. La difficulté, c’est que la STM doit composer avec des limites budgétaires.
Qu’apporterez-vous de nouveau à la STM?
J’arrive avec un regard extérieur, un regard frais. Puisque je viens d’un groupe environnemental, j’ai l’intention de pousser la STM à jouer un rôle encore plus important dans la lutte aux changements climatiques. Je crois que la STM a aussi un rôle énorme à jouer dans les dossiers de l’aménagement du territoire et de l’indépendance par rapport au pétrole. Enfin, mon mandat consistera à rapprocher la société civile, incluant les groupes environnementaux, de la STM. Je crois que mon arrivée démontre une certaine volonté de changement de la part de la STM.
Le CRE-Montréal s’est impliqué dans les dossiers du complexe Turcot et de la rue Notre-Dame. Serez-vous en mesure de poursuivre cette implication à la STM?
La STM a déjà pris position dans les dossiers de Turcot, de Notre-Dame et même du pont de l’autoroute 25. Ces projets sont très importants pour le transport en commun, je continuerai donc de m’y impliquer. Mon départ du CRE et mon arrivée à la STM représentent une suite logique pour moi. Au CRE, on devait travailler sur énormément de dossiers. Là, je me recentre sur le transport.