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Telus a cherché à s'immiscer dans le travail du vérificateur général

L’entreprise de téléphonie Telus a tenté de s’immiscer dans le travail du vérificateur général de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, à la suite d’une indiscrétion du directeur général de la Ville, Louis Rocquet.

C’est ce que prétend M. Bergeron dans une lettre envoyée aux élus et dont Métro a obtenu copie. Il y explique avoir envoyé une partie du rapport 2009 concernant Telus au directeur général de la Ville afin d’avoir des commentaires.

Ce document, étiqueté «confidentiel» et dont la distribution était strictement interdite, a par la suite été remis à Telus par Louis Roquet. «Il s’agit là d’une transgression très grave du processus de reddition de comptes du vérificateur général envers le conseil municipal puisqu’un tiers, concerné par la vérification, a obtenu une information privilégiée avant même que celle-ci soit transmise aux élus municipaux», a écrit M. Bergeron.

Le rapport du vérificateur général ne doit être remis au conseil municipal que lundi. Jacques Bergeron a indiqué avoir reçu dimanche une lettre du président de Telus, François Côté, qui critiquait son rapport et tentait de s’immiscer dans la vérification.

La Ville a estimé que son directeur général n’avait pas commis une action illégale en transmettant le document à Telus. «C’est normal que M. Roquet ait posé un geste pour qu’un correctif soit apporté aux anomalies soulevées» a affirmé Jean-Yves Hinse, responsable des relations professionnelles à la Ville.

Telus et la Ville
Le vérificateur général de la Ville de Montréal, Jacques Bergeron, a choisi d’enquêter sur l’octroi, en 2008, de l’important contrat de téléphonie de la Ville après avoir constaté que Telus avait déposé une soumission presque deux fois moins élevée que son compétiteur, Bell.

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