Soutenez

Montréal veut garder ses policiers malgré les coupures

Profilage racial SPVM
Photo: Denis Beaumont/Archives Métro

La Ville de Montréal entend maintenir les équipes de son service de police dédiées à la lutte contre les gangs de rue et la cyberintimidation ainsi qu’aux urgences psychosociales, malgré la décision du gouvernement fédéral de cesser de les subventionner.

«Nous ne supprimerons pas ces programmes», a insisté mercredi le responsable de la Sécurité civile de la Ville de Montréal, Christian G. Dubois, lors de la réunion hebdomadaire du comité exécutif. Il a dit avoir fait des représentations auprès des gouvernements supérieurs afin qu’ils continuent de financer ces programmes policiers, en vain pour le moment.

En 2008, Ottawa et Québec ont convenu d’une entente pour recruter des policiers de première ligne. Une somme de 92,3M$ a été versée sur une période de cinq ans au gouvernement québécois pour qu’il la redistribue à la Sûreté du Québec et au Service de police de la Ville de Montréal (SPVM).

Avec ces subventions, le corps policier montréalais a décidé d’ajouter des policiers pour contrer la criminalité liée aux gangs de rue, au crime organisée et aux crimes technologiques. Il a également mis sur pied l’Équipe de soutien aux urgences psychosociales, qui intervient auprès des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.

Pour l’année 2013, le maintien de ces effectifs policiers coûtera 6,7M$ et en 2014, 8,9M$, d’après le sommaire décisionnel remis mercredi au comité exécutif.

«Sur un budget de 683M$ de la police de Montréal, on va sûrement trouver un ajustement budgétaire de 9M$», a dit M. Dubois. Le nouveau maire de Montréal, Laurent Blanchard, a acquiescé. Il a confié que le SPVM planchait sur un projet d’escouade régional mixte afin de garder ses effectifs policiers.

Métro a contacté le SPVM pour avoir davantage de détails, mais au moment de mettre en ligne, personne n’avait rappelé.

Le comité exécutif de la Ville de Montréal a approuvé mercredi le protocole de l’entente qui était en vigueur jusqu’au 31 mars 2013. Cette approbation était nécessaire pour que la Ville puisse obtenir le dernier versement qui s’élevait à 9,1M$, de la part de Québec.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.