Parent prend la tête du SPVM
Le SPVM a un nouveau chef. Après une course très médiatisée, Marc Parent a été assermenté lundi, lors d’une cérémonie à l’hôtel de ville. À 46 ans, l’ancien directeur adjoint responsable de la région nord succède à Yvan Delorme. «Les défis qui vous attendent sont nombreux», a déclaré le maire Gérald Tremblay juste avant de lui transmettre symboliquement le drapeau du SPVM, symbole de la passation de pouvoir.
Si son prédécesseur peut s’enorgueillir d’un bon bilan en termes de sécurité publique, plusieurs dossiers sensibles attendent le nouveau chef. La négociation de la convention collective est ardue dans un contexte de restriction budgétaire et de rationalisation des effectifs. La commercialisation de certains services, notamment auprès des commerçants, suscite aussi bien des remous, de même que la question du profilage racial, que le SPVM continue de considérer comme n’étant que le fait d’une minorité, même si un rapport interne prouverait le contraire.
«Intégration dans la communauté», «humilité, «intégrité», «transparence», «rapprochement authentique», tels sont les mots qui ont été au cÅ“ur, lundi, du discours d’assermentation de M. Parent, qui n’a pas fait mentir l’image d’homme humble et de dialogue qu’on lui prête.
Ses priorités
«Par respect pour eux», M. Parent réservera à ses 7 200 employés le détail de son plan d’action, dont voici les grandes lignes :
Le SPVM misera encore plus sur une police de proximité, pour réduire le profilage racial
- La commercialisation des services de police sera plus encadrée.
- Apaisement les tensions avec le syndicat dans la négociation de la convention collective.
- Les priorités seront revues et certains effectifs seront déployés ailleurs.