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Un nouvel organisme promeut le don de lait maternel

Un nouvel organisme promouvant le don de lait maternel vient tout juste de voir le jour dans la métropole. Partage de lait Montréal se veut un service de rapprochement qui met en lien les femmes qui produisent du lait maternel et celles qui en ont besoin. «Ce n’est pas une banque de lait, insiste la fondatrice de l’organisme, Mika Putterman. Je ne touche pas le lait». Déjà plusieurs femmes l’ont contactée pour faire don de leur liquide biologique.

Aucun argent ou service n’est donné en retour du lait maternel. Partage de lait Montréal mise sur la générosité des femmes qui allaitent. Mme Putterman veut éviter que les femmes dans le besoin aient recours à eBay pour trouver du lait maternel dont la qualité pourrait être discutable.

La fondatrice de Partage de lait Montréal est consciente qu’il y a des risques associés au don de lait. Elle élimine ainsi rapidement les femmes ayant des problèmes de santé et celles ayant des mauvaises habitudes de vie (tabagisme, toxicomanie, etc.) qui veulent donner leur lait. Elle encourage fortement les donneuses à subir une prise de sang pour détecter les risques de transmission d’infections et les receveuses, à pasteuriser le lait maternel.

Le ministère de la Santé a été avisé de la création de Partage de lait Montréal. Il étudie présentement les conséquences que pourrait entraîner un tel organisme. Il n’a pas voulu répondre aux questions de Métro pour le moment.

De son côté, la Ligue la Leche a décidé de ne pas cautionner l’initiative. «En dehors des banques de lait, qui elles, exercent de nombreux contrôles rigoureux, le don de lait comporte un minimum de risques, dit la directrice intérimaire de la ligue à Montréal, Marie-Luce Pelletier-Legros. Le lait maternel est un fluide biologique au même titre que le sang. Il peut y avoir un risque de transmission de certaines maladies telles que le VIH et les hépatites». «Mais [Partage de lait Montréal] démontre qu’il y a un besoin urgent pour une banque de lait qui desservirait tout la province», ajoute la directrice de la Ligue la Leche.

Héma-Québec étudie présentement la possibilité de mettre sur pied une banque de lait maternel. Celui-ci serait destiné à des bébés prématurés. Les résultats de l’étude seront connus au début de l’année prochaine. Au Canada, il y a présentement une banque de lait à Vancouver et une autre devrait ouvrir ses portes sous peu à Toronto.

L’Association des banques de lait d’Amérique du Nord, à laquelle prennent part un douzaine de banques de lait des États-Unis et du Canada, a dicté une série de critères que les mères donneuses doivent respecter, soit d’être en bonne santé, de subir une prise de sang et de ne pas prendre de médicaments ou de produits naturels autre que la pilule contraceptive. Les femmes exclues sont celles qui :

  • sont atteintes du sida, de la syphilis, de l’hépatite B ou C;
  • ont régulièrement des relations sexuelles à risque;
  • consomment des drogues illégales;
  • fument;
  • ont reçu un organe ou une transfusion sanguine dans les 12 derniers mois;
  • consomment plus de deux onces d’alcool par jour;
  • ont voyagé au Royame-Uni pour plus de trois mois ou en Europe pour plus de 5 ans depuis 1980;
  • sont nées ou ont voyagé au Cameroun, au Tchad, au Congo, en Guinée équatoriale, au Gabon, au Niger ou au Nigéria.

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