Soutenez

Centraide se concentrera sur la lutte contre la pauvreté

Centraide a expliqué sa décision de retirer sa subvention de 162 000 $ à la Maison d’Hérelle, spécialisée dans l’hébergement de personnes atteintes du VIH/sida, par une nouvelle stratégie axée sur la pauvreté et l’exclusion sociale. Cinq autres organismes liés à la santé ont aussi fait les frais du repositionnement de l’organisme. «Centraide est voué à la lutte contre la pauvreté, a expliqué le directeur du service des allocations de l’organisation, Claude Masse. C’est un mandat très vaste puis­qu’il y a plusieurs causes, conséquences et acteurs liés à la pauvreté. Nous avons conclu que la meilleure façon pour nous de contribuer à réduire la pauvreté, c’est de soutenir les générations montantes.»

Les enfants, les jeunes adultes et les familles qui vivent des situations de pauvreté seront donc au cÅ“ur de l’intervention de Centraide. «Je trouve que limiter une réflexion au milieu de la santé, c’est très réducteur, a affirmé la directrice générale de la Maison d’Hérelle, Michèle Blanchard. Autour de la pauvreté, il y a la discrimination, les préjugés. Aider les personnes atteintes à réintégrer leur quartier, ça fait partie de notre travail quotidien. Ça n’a rien à avoir avec juste les soins.»

Conscient que son retrait pourrait grandement fragiliser l’organisme, Centraide a offert son appui à la Maison d’Hérelle afin de l’aider à trouver une autre source de financement. Remplacer Centraine s’annonce toutefois ardu. «Le ministère de la Santé nous a déjà dit qu’il ne compléterait pas notre financement, a indiqué Mme Blanchard. Et du côté du privé, c’est très difficile de trouver une aide récurrente.»

Le Dr Réjean Thomas, président fondateur de la clinique L’Actuel, a qualifié de «mauvaise nouvelle» l’annonce du retrait de Centraide de la Maison d’Hérelle. «Même si la trithérapie existe et même si les gens meurent moins du sida, les gens atteints par la maladie ont encore des besoins particuliers, a-t-il rappelé. La Maison d’Hérelle a une expertise depuis de nombreuses années. Il ne faut pas aller recommencer ailleurs.» Réjean Thomas a d’ailleurs rappelé que des défis importants attendaient les établissements de santé qui traitent les personnes atteintes du VIH/sida, alors que 50 % des patients atteints auront passé le cap des 50 ans d’ici 2015.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.