Les partis d'opposition rejettent le budget 2011 de Montréal
Le budget 2011 de la Ville de Montréal, qui impose une augmentation du fardeau fiscal de 4,3% aux citoyens, aura comme effet de favoriser l’exode des familles, dénoncent les partis d’opposition montréalais. Ceux-ci rejettent cet exercice financier qui devait être adopté mercredi soir. «En augmentant les taxes, le maire accentuera le phénomène [d’exode] et, lorsque les familles choisissent de s’en aller dans les banlieues, les commerces suivent», a fait savoir mercredi le conseiller de ville de Vision Montréal, Pierre Lampron. Selon lui, sur une période de cinq ans, près de la moitié des familles montréalaises de la classe moyenne décident de s’établir dans les villes limitrophes de la métropole.
Projet Montréal dénonce de son côté que le budget ne comprenne aucune mesure pour retenir les familles. L’administration aurait pu, selon lui, bonifier le programme Accès famille qui rend les prix des grands logements plus abordables. Si les taxes augmentent autant, c’est que les dépenses de Montréal sont hors de contrôle, selon les partis d’opposition. Ceux-ci pointent du doigt la fonction publique montréalaise, dont les régimes de retraites déficitaires ont nécessiteront l’injection de 135M$ en 2011. Une réflexion à ce sujet aura d’ailleurs lieu à la Ville de Montréal en 2011.
Qui plus est, la masse salariale des fonctionnaires a bondi de 1,755 G$ à 2,219 G$ depuis 2007. «Un Québécois moyen bénéficiera en 2011 d’une hausse salariale de 2,7% [alors qu’un] employé de la Ville de Montréal, au minimum, 4%», a rapporté le chef de Projet Montréal, Richard Bergeron. Vision Montréal déplore aussi que 531 nouveaux postes seront créés en 2011, dont 275 seront financés par des emprunts. «Cette pratique est courante», a précisé le responsable des Finances, Alan DeSousa. Ce dernier a toutefois confié son intention de freiner le nombre de postes dits capitalisés.