Louise Harel sollicite le conseiller en éthique de Montréal sur la sécurité informatique
Vision Montréal s’inquiète de la sécurité des communications des élus de la Ville de Montréal. Dans une lettre adressée au conseiller en éthique de la Ville, Me Guy Gilbert, la chef de l’opposition officielle, Louise Harel, demande d’obtenir un éclairage sur la situation à la la suite de l’enquête menée par le contrôleur Pierre Reid à
l’endroit du vérificateur général de Montréal Jacques Bergeron.
Mme Harel indique que des élus de son parti dans l’arrondissement du
Sud-Ouest, Benoit Dorais et Véronique Fournier, ont obtenu confirmation récemment que la sécurité relevait de Pierre Reid. «Vous pouvez vous imaginer l’inquiétude que cela procure alors qu’il est
avéré que monsieur Reid s’est autorisé, avec son équipe, à s’introduire
dans les communications électroniques, confidentielles en vertu de la
loi même, du vérificateur général», peut-on lire dans la missive.
La lettre envoyée au conseiller en éthique de la Ville de Montréal:
Maître Gilbert,
Au nom des élus membres du conseil de ville que je représente ainsi que de leur personnel, je souhaite obtenir votre avis quant à la situation préoccupante qui prévaut à l’égard de la sécurité des communications informatiques des élus à la Ville de Montréal.
Déjà, il y a plusieurs semaines, des élus de l’arrondissement du Sud-Ouest, en l’occurrence Benoit Dorais, maire, et Véronique Fournier, conseillère municipale, avaient entrepris des
démarches, auprès des responsables de leur arrondissement, portant sur la sécurité informatique de leurs communications avec des concitoyens ou leurs représentants.
L’information alors obtenue a été à l’effet que depuis mars-avril 2010, à la suite d’une directive du directeur général, monsieur Louis Roquet, tout était dorénavant du ressort de monsieur Pierre Reid.
Vous pouvez vous imaginer l’inquiétude que cela procure alors qu’il est avéré que monsieur Reid s’est autorisé, avec son équipe, à s’introduire dans les communications électroniques,
confidentielles en vertu de la loi même, du vérificateur général.
La question légitime qui se pose est évidemment qu’en a-t-il été à l’égard des élus? Nous pensons qu’il est de votre ressort de faire toute la lumière là-dessus. Nous affirmons que dans les communications avec nos commettants, ces derniers doivent être assurés de la stricte confidentialité de leurs propos, qu’ils soient citoyens, avocats, journalistes ou autres. S’il y a vérifications, celles-ci doivent s’effectuer en conformité aux lois et règlements et être subordonnées à un encadrement et des mesures strictes de reddition de compte.
Dans une société libre et démocratique, c’est le minimum auquel les élus peuvent s’attendre.
Il nous apparaît qu’avant de procéder à toute intrusion dans le système informatique d’un élu, l’autorisation devrait être obtenue de vous-même, en tant que conseiller à l’éthique, ou encore, de la Commission municipale du Québec.
Toute autre façon de procéder laisse planer une possibilité d’abus de droit que la situation vécue par le Bureau du vérificateur général laisse entrevoir plausible.
En sachant que vous pourrez nous donner votre éclairage sur cette situation, je vous prie de recevoir, Maître Gilbert, l’expression de mes sentiments les meilleurs.
La chef de l’Opposition officielle,
Louise Harel