La mascotte de Zone HoMa vandalisée
Jolene la licorne, la mascotte de Zone HoMa, un festival qui met en vedette de jeunes artistes émergents dans Hochelaga-Maisonneuve, a été retrouvée brisée et barbouillée jeudi matin. «Culture de bourge», pouvait-on lire en grosses lettres à côté de l’œuvre vandalisée.
Mellissa Larivière, directrice de Zone HoMa, s’explique mal pourquoi son évènement a été ciblé. «On est loin d’être bourgeois, on est un laboratoire pour les artistes qui n’ont pas d’argent, affirme Mme Larivière. On offre des évènements gratuits ou à peu de frais aux gens du quartier. Ce n’est pas parce qu’on est pauvre qu’on n’a pas le droit d’avoir accès à la culture.»
De précédents cas de vandalisme semblent avoir été dirigés contre l’arrivée de résidents plus nantis dans le quartier. Deux façades de commerces de la place Valois avaient été aspergées de peinture au printemps dernier.
«Le terme HoMa est vu par certains comme un symbole négatif d’embourgeoisement, souligne Mme Larivière. Il est d’abord apparu dans les rues comme une mode pour désigner le quartier, mais il a été repris par les promoteurs de nouveaux condos.» L’utilisation du terme dans le nom du festival pourrait donc avoir froissé certaines personnes.
Réal Ménard, maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, croit de son côté que ce mécontentement est marginal, et que la coexistence entre les différents citoyens est réussie. Mme Larivière affirme d’ailleurs avoir reçu beaucoup de témoignages d’amour de la part de résidents du quartier, attristés du sort réservé à la licorne illuminée. Cette dernière a été remise en état.