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La flore du centre-ville n'est pas verdoyante

Chaque fois qu’il passe au centre-ville, le citoyen Denis Munger est découragé. «C’est le festival du béton, les arbres n’ont plus leur place ici», lance cet architecte de formation en montrant du doigt la place des Festivals.

Sur la place qui a été réaménagée à grands frais, plusieurs arbres sont en train de dépérir. De la quarantaine de féviers plantés il y a deux ans, trois n’ont déjà plus aucune feuille. «Et regardez les champignons qui s’étendent sur les troncs des autres arbres, certains ne vont pas tarder à mourir eux aussi», clame M. Munger, qui croit que le mauvais drainage de l’eau est à l’origine de ce problème.

«Les cuvettes de terre creusées au pied des arbres, qui sont remplies régulièrement pour assurer leur alimentation en eau, ont été piétinées pendant les concerts», explique David Ross, conseiller en aménagement à la Ville de Montréal. «Cela correspond à un taux de mortalité proche de la moyenne, qui se situe autour de 15 à 20 %», ajoute M. Ross.

Le problème n’est pas propre à ce secteur. Partout au centre-ville, les arbres peinent à grandir. Selon le directeur des travaux publics de l’arrondissement, Michel Gagné, le taux de mortalité des arbres peut grimper jusqu’à 30 % dans le centre-ville. Fosses trop petites, difficultés d’arrosage, problèmes liés au déneigement ne sont que quelques-uns des dangers qui guettent les arbres.

Un peu plus loin, sur la rue Sainte-Catherine, la nature va perdre une autre bataille. Le terrain vacant en face des Foufounes électriques, qui avait été transformé en petit îlot de verdure par l’organisme Sentier urbain, sera démantelé en octobre. Le terrain gentiment prêté par la maison d’édition Guérin, a finalement été vendu à un promoteur qui veut y construire des condos.

D’un point de vue économique, le projet avait contribué à redonner un peu de lustre à ce tronçon de rue dévitalisé. Du côté de Sentier urbain, qui gère trois autres jardins thématiques ouverts au public, on accepte que la rançon du succès, c’est parfois de voir le terrain finir par être vendu.

Insecte ravageur
L’agrile du frêne aurait atteint Montréal. Selon nos informations, l’Agence canadienne d’inspection des aliments annoncera aujourd’hui que cet insecte ravageur exotique qui a décimé des dizaines de milliers d’arbres aux États-Unis et en Ontario a été retrouvé dans l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve.

Des restrictions dans les déplacements des matières de bois pour-raient être appliquées au Port de Montréal, gros utilisateur de palettes de bois, car les arbres infectés étaient situés non loin du Port sur la rue Notre-Dame.

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